Me Arnauts déplore que la volonté de nuire et la portée juridique des données n'aient pas été considérées: "cet arrêt fait planer une insécurité juridique sur le journalisme d'investigation -nécessitant parfois la protection de l'identité du journaliste infiltré- et plus largement sur l'ensemble des citoyens. La jurisprudence pourrait ainsi rendre punissable l'usage de pseudonyme ou l'introduction de données factices sur internet." Manuel Abramowicz et Julien Maquestiau, journalistes du web-journal Résistances, présenté comme l'observatoire belge de l'extrême droite, ont créé, en 2009, un faux profil Facebook type néo-nazi pour enquêter sur les méthodes de recrutement par internet. Un article a relaté la persistance de l'activité politique de Georges-Pierre Tonnelier, qui prétendait s'être distancié du Front National, sur base de sa prise de contact et de sa correspondance avec le profil Facebook en question. Ce dernier a porté plainte avec constitution de partie civile en 2010. La chambre du conseil a renvoyé Résistances, en 2012, devant le tribunal correctionnel. En appel, la chambre des mises en accusation a confirmé mercredi l'ordonnance de la chambre du conseil. (MUA)

Me Arnauts déplore que la volonté de nuire et la portée juridique des données n'aient pas été considérées: "cet arrêt fait planer une insécurité juridique sur le journalisme d'investigation -nécessitant parfois la protection de l'identité du journaliste infiltré- et plus largement sur l'ensemble des citoyens. La jurisprudence pourrait ainsi rendre punissable l'usage de pseudonyme ou l'introduction de données factices sur internet." Manuel Abramowicz et Julien Maquestiau, journalistes du web-journal Résistances, présenté comme l'observatoire belge de l'extrême droite, ont créé, en 2009, un faux profil Facebook type néo-nazi pour enquêter sur les méthodes de recrutement par internet. Un article a relaté la persistance de l'activité politique de Georges-Pierre Tonnelier, qui prétendait s'être distancié du Front National, sur base de sa prise de contact et de sa correspondance avec le profil Facebook en question. Ce dernier a porté plainte avec constitution de partie civile en 2010. La chambre du conseil a renvoyé Résistances, en 2012, devant le tribunal correctionnel. En appel, la chambre des mises en accusation a confirmé mercredi l'ordonnance de la chambre du conseil. (MUA)