Il est question de temps. Celui qui manque, celui qui presse. Ce temps, si convoité par tous, se trouve être un redoutable vecteur d'inégalités. Les privilégiés paient des services leur permettant de jongler entre les horaires de travail, de garde d'enfants et de loisirs ; les moins nantis ne peuvent se les offrir. On observe aussi des différences entre les citadins et les habitants des périphéries. Avec moins d'argent, on est obligé de se loger loin des centres-villes, ce qui implique moins de services, d'équipements, de loisirs, et plus de transports. Mais ce que le temps révèle surtout, ce sont de fortes inégalités entre les femmes et les hommes. Parce que, en résumé, on revient toujours à ce continent abrité des regards qu'est l'espace domestique.
...