En temps normal, ses bénévoles auraient arpenté les rues, les supermarchés et les écoles, pour proposer aux passants les célèbres modules colorés d'Iles de Paix. Mais cette année, la crise sanitaire a eu raison de la campagne annuelle de l'ONG sous sa forme traditionnelle.

Comme tant d'autres secteurs, elle doit elle aussi s'adapter. Sa récolte de fonds, qui se déroule ces 15, 16 et 17 janvier, se fait donc exclusivement en ligne. Via de simples dons ou en achetant l'un ou l'autre produit sur un webshop inédit : des modules, des bracelets, des sacs réutilisables, du film alimentaire en cire d'abeille et des bons à planter, qui permettent aussi de soutenir, comme l'année dernière, la plantation de forêts durables en Belgique. Un défi de taille, puisque l'année dernière, seuls 5% des fonds avaient été récoltés en ligne.

Une agriculture durable et locale

La cause d'Iles de Paix, elle, n'a pas changé. L'association inculque et soutient les pratiques de l'agriculture locale et durable dans les régions les plus pauvres du Bénin, du Burkina Faso, de l'Ouganda, du Pérou et de la Tanzanie. Avec en filigrane, les enjeux liés au réchauffement climatique, à l'augmentation attendue de la population mondiale et à la faim, qui concerne aujourd'hui quelque 690 millions de personnes. "Cette situation, extrêmement alarmante, est accentuée par la pandémie de Covid-19, révélatrice d'un système alimentaire à bout de souffle, indique Iles de Paix. Cette crise montre toute l'importance de promouvoir une autre forme d'agriculture, plus résiliente." En juin dernier, la Coalition contre la faim, qui regroupe 20 ONG belges, dont Iles de paix, rappelait que l'activité agricole est responsable de 80% des pertes de biodiversité et de la déforestation, ainsi que de 24% des émissions de gaz à effet de serre.

L'argent récolté par Iles de paix vise à financer des initiatives susceptibles de devenir autonomes après quelques années. Au-delà de l'appui logistique et technique, notamment pour creuser des puits ou financer du matériel de première nécessité, son action de terrain permet surtout de former les agriculteurs à des pratiques qui les dispensent, par exemple, de recourir à l'usage de pesticides désastreux pour la richesse et la qualité des sols. Ces premiers adeptes peuvent alors en former d'autres, ainsi que les générations qui suivent, pour que l'action de l'ONG perdure une fois que la période d'intervention de terrain dans la région concernée est arrivée à son terme.

Si les dons sont possibles toute l'année, Iles de Paix compte historiquement sur ces trois journées de campagne pour financer ses interventions en faveur de l'agroécologie.

En temps normal, ses bénévoles auraient arpenté les rues, les supermarchés et les écoles, pour proposer aux passants les célèbres modules colorés d'Iles de Paix. Mais cette année, la crise sanitaire a eu raison de la campagne annuelle de l'ONG sous sa forme traditionnelle. Comme tant d'autres secteurs, elle doit elle aussi s'adapter. Sa récolte de fonds, qui se déroule ces 15, 16 et 17 janvier, se fait donc exclusivement en ligne. Via de simples dons ou en achetant l'un ou l'autre produit sur un webshop inédit : des modules, des bracelets, des sacs réutilisables, du film alimentaire en cire d'abeille et des bons à planter, qui permettent aussi de soutenir, comme l'année dernière, la plantation de forêts durables en Belgique. Un défi de taille, puisque l'année dernière, seuls 5% des fonds avaient été récoltés en ligne. La cause d'Iles de Paix, elle, n'a pas changé. L'association inculque et soutient les pratiques de l'agriculture locale et durable dans les régions les plus pauvres du Bénin, du Burkina Faso, de l'Ouganda, du Pérou et de la Tanzanie. Avec en filigrane, les enjeux liés au réchauffement climatique, à l'augmentation attendue de la population mondiale et à la faim, qui concerne aujourd'hui quelque 690 millions de personnes. "Cette situation, extrêmement alarmante, est accentuée par la pandémie de Covid-19, révélatrice d'un système alimentaire à bout de souffle, indique Iles de Paix. Cette crise montre toute l'importance de promouvoir une autre forme d'agriculture, plus résiliente." En juin dernier, la Coalition contre la faim, qui regroupe 20 ONG belges, dont Iles de paix, rappelait que l'activité agricole est responsable de 80% des pertes de biodiversité et de la déforestation, ainsi que de 24% des émissions de gaz à effet de serre.L'argent récolté par Iles de paix vise à financer des initiatives susceptibles de devenir autonomes après quelques années. Au-delà de l'appui logistique et technique, notamment pour creuser des puits ou financer du matériel de première nécessité, son action de terrain permet surtout de former les agriculteurs à des pratiques qui les dispensent, par exemple, de recourir à l'usage de pesticides désastreux pour la richesse et la qualité des sols. Ces premiers adeptes peuvent alors en former d'autres, ainsi que les générations qui suivent, pour que l'action de l'ONG perdure une fois que la période d'intervention de terrain dans la région concernée est arrivée à son terme.Si les dons sont possibles toute l'année, Iles de Paix compte historiquement sur ces trois journées de campagne pour financer ses interventions en faveur de l'agroécologie.