1. Ecouter les podcasts "La Poudre" et lire l'interview de son auteure
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En 2016, la journaliste Lauren Bastide lance La Poudre, podcast qui entend "prendre le pouls des luttes féministes". Deux fois par mois, la journaliste reçoit des femmes artistes, militantes ou politiques pour des conversations.3,5 millions d'écoutes plus tard, elle vient de publier un ouvrage qui synthétise la pensée féministe dominante actuelle. Et qui appelle à la révolution. "Certaines femmes sont devenues puissantes, mais à quel prix! C'est pour cela que je suis favorable aux quotas, ou à tout le moins aux objectifs chiffrés, pour pouvoir les faire accéder à des postes importants. L'une des critiques à leur encontre est que cela risque d'exposer des femmes médiocres. Et alors? S'inquiète-t-on des hommes médiocres en place?" explique-t-elle au Vif.On s'en doutait mais les confinements successifs nous en en donné la confirmation: les chef(fe)s célèbres sont des êtes comme les autres, donc eux aussi cuisinent chez eux. Mais que cuisine-t-on quand son métier au quotidien est de servir l'excellence? Dans quelle ambiance, au son de quelle musique? À qui pensent-ils quand ils (ou elles) réalisent leurs plats préférés? Truffé d'anecdotes, À la maison fait rentrer dans ce quotidien et rend hommage à ces chefs mis mal et au chômage par la pandémie, ces "ravisseurs" de papilles qui, même à l'arrêt, ne cessent d'avancer, d'expérimenter, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en toute discrétion confinés chez eux. À l'occasion de la sortie de ce livre, LeVif Weekend partage avec vous quatre de ces recettes adorées confiées par les chefs Sébastien Bras, Alexia Duchêne, Christophe Michalak et, le grand Pierre Hermé. Miam. La très attendue saison 4 de la série à succès The Crown arrive ce dimanche sur Netflix. Elle sera marquée par l'entrée dans la famille royale britannique de Lady Di, une personnalité qui continue de fasciner. C'est Emma Corrin, une actrice de 24 ans jusque-là inconnue, qui s'est glissée dans la peau de la jeune Diana.Lady Di sera l'un des personnages au centre de la saison 4 qui explore la fin des années 1970 et les années 1980 au Royaume-Uni, période émaillée de violences, entre l'assassinat en 1979 par l'organisation paramilitaire IRA de Louis Mountbatten, grand-oncle et mentor du prince Charles, et la guerre des Malouines en 1982. L'Américaine Gillian Anderson joue quant à elle l'inflexible Margaret Thatcher, première femme à accéder au poste de cheffe du gouvernement britannique, dans cette saison dont les femmes sont les principales protagonistes.> Retrouver toutes nos critiques séries iciPhilippe Geluck publie un 23e tome de son Chat qui n'était pas prévu : la pandémie a bouleversé ses plans et son calendrier. Mais pas son envie de faire rire - presque une obligation. " Si j'ai un devoir, c'est celui-là : être drôle. Je reçois beaucoup de témoignages sur les effets cathartiques de mes dessins. Et si j'ai cette faculté, faire un peu de bien aux gens, alors j'ai le devoir de le faire, c'est un devoir humain et moral" explique-t-il au Vif. Aimanté par l'underground, la marge et les paysages décatis, le photographe Michel Clair planque - littéralement - ses images dans Bruxelles. Qui les trouve en devient propriétaire.Plutôt que de les laisser pourrir des tirages non vendus dans un coin d'appartement, le photographe décide de les disperser dans Bruxelles. Initiative qui consiste à placer ces opus réalisés sur dibond, mix d'aluminium et de matière plastique, en plein air. Protégés par un emballage qui résiste aux intempéries à la belge. Le temps qu'un passant, un chercheur, un fan de Michel Clair les déniche. L'artiste en est à sa 19e photo au gré de Bruxelles (la première a été déposée à la mi-mars). Il devrait encore y en avoir quatre ou cinq dans les prochaines semaines. Avis aux chasseurs d'images. > En savoir plus sur Michel Clair et ses photosLe titre n'invite pas vraiment à la rêverie. Un prénom et un nom. Une identité. Tellement littérale qu'elle en devient presque mystérieuse. Claire Andrieux que l'on suit durant cette heure trente, est une femme, un peu sans âge, qui vit en Bretagne. Pas mariée, sans enfant, plutôt banale, mais avec du tempérament. On se demande bien ce qu'on fait là à la suivre tant sa vie semble sans trop d'intérêt pour celui qui l'observe, racontée par un homme qui a croisé sa route (Thomas VDB). Pourtant on la pressent prête à imploser. Notamment au cours de cet échange avec Mr Fraize, célibataire autosatisfait parfait avec lequel sa soeur arrange un dîner. On ne sait pas trop quand elle va craquer et livrer son secret. Et ça tombe comme un couperet, au cours d'une conversation de fin de soirée avec un couple d'amis. De là, ce personnage normal devient une héroïne, d'un mal bien trop banal, mais dont on ignore comment il est possible de se remettre, de dépasser. De là Claire Andrieux bouleverse le spectateur par sa fragilité, mais surtout la force tellurique qui émane d'elle, une force vibrante digne d'un menhir. Un film qu'on imaginait anodin, et qui n'en est que plus puissant. Claire Andrieux, d'Olivier Jahan, avec Jean Rosa, Thomas VDB, Emma De Caunes, Yannick Renier et Michel Vuillermoz, 1h31."Nous sommes entrés dans le libéral-autoritarisme, au risque du totalitarisme encore plus plausible après l'expérience du confinement-encasernement", énonce Roger Sue, professeur à l'université Paris Descartes, dans son essai Le Spectre totalitaire. Repenser la citoyenneté (Les Liens qui libèrent, 176 p.). Et pourtant.Pourtant, la crise du coronavirus a apporté au sociologue un grand motif de satisfaction: "La pandémie a montré que le fond citoyen était présent." Résultat: "Une société plus horizontale s'oppose à des institutions verticales de plus en plus vides de sens."Fort de ce constat et évaluant tout ce que la gauche, en France, n'a pas vu ou a raté ces dernières années, Roger Sue en appelle à "reprendre le fondement du contrat social, en redéfinissant la citoyenneté". Pour lui, elle consiste en "une forme particulière de lien et de condition sociale, également partagés, nés sous le signe de l'association, avec des droits et des devoirs, dont la participation commune à la construction de la cité".L'auteur croit fermement au pouvoir émancipateur de l'engagement dans les associations (plus d'1,5 million en France aujourd'hui, contre 600 000 dans les années 1960). Il plaide donc pour une "démocratie associative" en réclamant de les... associer à la prise de décision politique. Car, pour lui, "c'est justement parce que cette associativité native ne trouve pas sa traduction politique que s'installent la défiance, les révoltes, la contestation de la classe politique et des élites". Ce projet est-il le remède à la "fatigue démocratique" de l'Europe? Deux albums jumeaux conçus à l'arrière d'un tour bus:U.F.O.F.etTwo Hands. Les louanges de la presse musicale. Le succès public (on parle en millions de vue sur YouTube et en dizaines de millions d'écoutes sur Spotify). Des passages télé remarqués et des invitations dans les plus grands festivals.... 2019 a été pour les folk rockeurs new-yorkais de Big Thief l'année de la consécration. 2020 avait aussi plutôt bien commencé pour la bande à Adrianne Lenker. Jusqu'à ce que le coronavirus et la pandémie coupent les Américains dans l'élan de leur tournée européenne. Retour à la maison. Au pays du moins.> La critique de l'album dans son entièreté ici