Ces accords enlisent le modèle économique actuel (en crise, NDLR) et sont considérés comme une "violation grave des droits humains, en particulier économiques, sociaux, culturels et environnementaux en Amérique latine et en Europe", expliquent les organisations dans un communiqué. La négociation d'un ALE entre l'UE et la Colombie est "surprenante" dans la mesure où le pays comptabilise près de 3.000 syndicalistes tués et beaucoup d'autres intimidés, menacés et harcelés au cours des trois dernières décennies, explique Wolfgang Kaleck du Centre européen pour les droits constitutionnels et droits humains (ECCHR). Cette violence à l'égard des syndicalistes atteint le seuil de "crime contre l'humanité", selon l'ECCHR. Les associations pointent également du doigt les carences au niveau du droit du travail et des droits syndicaux en Amérique centrale, citant l'exemple du Guatemala où, en 2011, dix syndicalistes ont été tués. La région est aussi sujette à une tendance à une réduction de la structure institutionnelle de protection sociale du travail, dénoncent les organisations. L'asymétrie de ces accords est également remise en cause. Ainsi, l'UE en serait le véritable bénéficiaire, tandis que les pays d'Amérique centrale, la Colombie et le Pérou, obtiendraient seulement des avantages en termes d'accès au marché européen pour ses matières premières, estime Lourdes Castro, spécialiste des relations commerciales entre l'UE et l'Amérique Latine. (MUA)

Ces accords enlisent le modèle économique actuel (en crise, NDLR) et sont considérés comme une "violation grave des droits humains, en particulier économiques, sociaux, culturels et environnementaux en Amérique latine et en Europe", expliquent les organisations dans un communiqué. La négociation d'un ALE entre l'UE et la Colombie est "surprenante" dans la mesure où le pays comptabilise près de 3.000 syndicalistes tués et beaucoup d'autres intimidés, menacés et harcelés au cours des trois dernières décennies, explique Wolfgang Kaleck du Centre européen pour les droits constitutionnels et droits humains (ECCHR). Cette violence à l'égard des syndicalistes atteint le seuil de "crime contre l'humanité", selon l'ECCHR. Les associations pointent également du doigt les carences au niveau du droit du travail et des droits syndicaux en Amérique centrale, citant l'exemple du Guatemala où, en 2011, dix syndicalistes ont été tués. La région est aussi sujette à une tendance à une réduction de la structure institutionnelle de protection sociale du travail, dénoncent les organisations. L'asymétrie de ces accords est également remise en cause. Ainsi, l'UE en serait le véritable bénéficiaire, tandis que les pays d'Amérique centrale, la Colombie et le Pérou, obtiendraient seulement des avantages en termes d'accès au marché européen pour ses matières premières, estime Lourdes Castro, spécialiste des relations commerciales entre l'UE et l'Amérique Latine. (MUA)