Ces défilés, dans un climat d'inquiétude socio-économique, avaient pour écho la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l'été 2011. Ils ont eu comme tête de turc le nouveau ministre des Finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l'égalité sociale mais qui, une fois au pouvoir, s'apprête à proposer lundi un budget de rigueur au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Son projet de budget prévoit une hausse des impôts, de la TVA et des coupes claires dans les dépenses du gouvernement, y compris sociales, selon la presse israéliennes. Les médias ont fait état de 10.000 manifestants à Tel Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa (nord), Modiin (centre), Rishon LetZion et Ashdod. "Il faut prendre aux magnats, pas à nous", pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d'un effondrement de l'économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale. Par ailleurs, à Ramat Gan, près de Tel Aviv, quelque 300 protestataires ont manifesté devant le domicile du ministre de l'Energie Silvan Shalom pour dénoncer son projet d'exporter le gaz naturel israélien au détriment des consommateurs locaux qui le paient au prix fort. La mobilisation pour la "justice sociale", en sommeil ces deux dernières années, avait culminé le 3 septembre 2011 avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue. (Belga)

Ces défilés, dans un climat d'inquiétude socio-économique, avaient pour écho la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l'été 2011. Ils ont eu comme tête de turc le nouveau ministre des Finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l'égalité sociale mais qui, une fois au pouvoir, s'apprête à proposer lundi un budget de rigueur au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Son projet de budget prévoit une hausse des impôts, de la TVA et des coupes claires dans les dépenses du gouvernement, y compris sociales, selon la presse israéliennes. Les médias ont fait état de 10.000 manifestants à Tel Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa (nord), Modiin (centre), Rishon LetZion et Ashdod. "Il faut prendre aux magnats, pas à nous", pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d'un effondrement de l'économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale. Par ailleurs, à Ramat Gan, près de Tel Aviv, quelque 300 protestataires ont manifesté devant le domicile du ministre de l'Energie Silvan Shalom pour dénoncer son projet d'exporter le gaz naturel israélien au détriment des consommateurs locaux qui le paient au prix fort. La mobilisation pour la "justice sociale", en sommeil ces deux dernières années, avait culminé le 3 septembre 2011 avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue. (Belga)