"Cet été, plus de deux millions de personnes ont réclamé la démission du Premier ministre turc Erdogan et de son régime répressif", a indiqué Daniel Flinker, porte-parole du Clea (Comité pour la liberté d'expression et d'association). "En réponse, une terreur de masse s'est abattue sur les contestataires qui, tous, sont considérés comme des terroristes par le gouvernement turc. Or, ce dernier qui n'a pas hésité à tirer sur sa propre population accuse Bahar Kimyongür d'être un terroriste." "Après quatre procès et deux cassations, la justice belge a innocenté Kimyongür de cette charge. En 2006, la justice néerlandaise a refusé de l'extrader mais malgré cela, la Turquie continue sa persécution. La Belgique doit tout faire pour empêcher qu'il soit livré aux bourreaux qu'il critique. Bahar Kimyongür n'a pas commis de délit, à moins de considérer que la dénonciation des exactions d'Ankara en soit un", a-t-il complété. Les manifestants ont rappelé que s'exprimer, s'organiser et contester n'étaient pas des actes terroristes. Selon eux, cette nouvelle arrestation de Bahar Kimyöngur est une atteinte à la liberté d'expression. (Belga)