Se rendre à la station, scanner la carte sur le pare-brise, tourner les clés et démarrer au volant d'un véhicule électrique. Ces gestes, Friede Van Peer les effectue chaque semaine depuis cinq mois. " Cela fait vingt ans que je me déplace à vélo à Bruxelles, explique-t-il. Mais lorsqu'il s'agit de quitter la ville ou de faire des courses, il me faut un transport motorisé. " Pour ce patron d'entreprise de 38 ans, l'autopartage s'est imposé comme une évidence. Adepte du système depuis le lancement de Cambio, la voiture en partage de la Stib, Friede a immédiatement été séduit par l'électrique.
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Se rendre à la station, scanner la carte sur le pare-brise, tourner les clés et démarrer au volant d'un véhicule électrique. Ces gestes, Friede Van Peer les effectue chaque semaine depuis cinq mois. " Cela fait vingt ans que je me déplace à vélo à Bruxelles, explique-t-il. Mais lorsqu'il s'agit de quitter la ville ou de faire des courses, il me faut un transport motorisé. " Pour ce patron d'entreprise de 38 ans, l'autopartage s'est imposé comme une évidence. Adepte du système depuis le lancement de Cambio, la voiture en partage de la Stib, Friede a immédiatement été séduit par l'électrique. " C'est la voiture sans contrainte : tout est compris dans la tarification, la recharge de la batterie, le stationnement, l'assurance, l'entretien, le nettoyage. " Au-delà des avantages économiques, ce concept présente des atouts écologiques. " Chaque jour, je vois des milliers de voitures individuelles à l'arrêt. A Bruxelles, l'espace public est totalement engorgé. C'est la raison pour laquelle je n'ai jamais voulu posséder de voiture. " Une voiture en partage remplace 8 à 10 voitures individuelles, selon les études. Quant à la gestion des batteries, elle n'a pas eu d'incidence sur ses circuits. " Je vais régulièrement à Hasselt, Puurs et Wavre. Sur l'autoroute, il faut juste veiller à enclencher le mode sprint. Sans quoi, on ne dépasse pas 80 km/h. "Lancé par Cambio, le carsharing gagne du terrain à Bruxelles. Créée il y a un an, avec un prêt de 250 000 euros de la Société régionale d'investissement de Bruxelles (SRIB), la start-up Zen Car est encore la seule à proposer des véhicules électriques. Sans exploser les compteurs, elle a déjà fidélisé 500 utilisateurs réguliers. Son coût ? Un droit d'inscription de 40 euros, un abonnement mensuel de 6 euros, une tarification de 7 euros/heure. Et un système de réservation en ligne ou par téléphone. Pour l'heure, Zen Car offre une flotte de 20 véhicules, disponibles dans 6 Interparkings, ainsi qu'à des endroits clés de Bruxelles, 11 au total. Une offre est également proposée aux entreprises : 14 bornes dédiées et des véhicules plus musclés. En comparaison, le plus gros réseau actuel, à Strasbourg, compte une centaine de véhicules, pour plus de 150 stations. " L'objectif de Zen Car était de disposer de 40 stations, explique Régis Leruth, fondateur et patron de l'enseigne. Neuf autres doivent entrer en service dans quelques mois. " Ce développement est synonyme d'investissements. A Bruxelles, chaque borne de ravitaillement coûte 16 000 euros. " Jusqu'ici, nous nous sommes développés sur des voiries appartenant à la Région, qui soutient fermement le projet. Pour la suite, les emplacements portent sur des voiries communales. " Les négociations sont en cours. Zen Car lorgne déjà hors de Bruxelles. D'ici à juin, le service devrait s'implanter à Louvain-la-Neuve et à Liège. En décembre, ce sera au tour de la Flandre " où les négociations sont moins compliquées ". A terme, ce pionnier table sur 125 véhicules et 150 bornes de rechargement. De quoi concurrencer le train ? R. NK