Après avoir loué la sérénité, le sérieux et l'ardeur au travail de notre Première ministre, les journalistes parviennent, le même jour, à critiquer son perfectionnisme et son approximation. Encore heureux qu'il s'agisse de journalistes différents, sinon...

Après avoir loué la sérénité, le sérieux et l'ardeur au travail de notre Première ministre, les journalistes parviennent, le même jour, à critiquer son perfectionnisme et son approximation. Encore heureux qu'il s'agisse de journalistes différents, sinon il faudrait les traiter d'urgence pour schizophrénie. Madame Wilmès a eu le courage d'accepter d'assumer une tâche inédite, ingrate et terriblement lourde. En 1999, lors de la crise de la dioxine, j'ai vu s'écrouler un Premier ministre (NDLR : deux des ministres du gouvernement de Jean-Luc Dehaene avaient dû présenter leur démission), pourtant souvent encensé, pour beaucoup moins que cela. Madame Wilmès ne s'épargne aucun effort et, si elle a le souci du détail, c'est qu'elle veut être à la hauteur, et c'est une qualité. [...] La troisième semaine d'avril, un journal francophone a rapporté que " les Flamands " commenceraient à moins chérir Sophie, parce qu'elle manquerait de charisme. Mais qui peuvent bien être ces " Flamands " ? Moi qui parcours chaque jour trois quotidiens flamands et regarde autant la VRT que la RTBF, je n'ai rien entendu ni lu de tel, hormis un article du Standaard qui reprochait à Sophie de préférer travailler plutôt que parler. Qu'un tel reproche me serait doux à l'oreille !