Depuis décembre dernier, un nouveau site belge de vente en ligne de biens immobiliers a fait son apparition sur la Toile. Ou plutôt, sa réapparition : il s'agit de l'ancien " veilingvastgoed.be", bien connu des professionnels de l'immobilier du nord du pays, puisqu'il leur était spécialement destiné. " Comme son nom l'indique, le site permettait d'acheter des biens via un système d'enchères, explique Filip Vereecken, agent immobilier (Century21 Adviesburo Kwotum, Beveren) et cofondateur du projet. Mais il a été détourné de son objectif d'origine et faisait office de "poubelle" du marché immobilier. On y retrouvait surtout les invendus, qui étaient dans le portefeuille ...

Depuis décembre dernier, un nouveau site belge de vente en ligne de biens immobiliers a fait son apparition sur la Toile. Ou plutôt, sa réapparition : il s'agit de l'ancien " veilingvastgoed.be", bien connu des professionnels de l'immobilier du nord du pays, puisqu'il leur était spécialement destiné. " Comme son nom l'indique, le site permettait d'acheter des biens via un système d'enchères, explique Filip Vereecken, agent immobilier (Century21 Adviesburo Kwotum, Beveren) et cofondateur du projet. Mais il a été détourné de son objectif d'origine et faisait office de "poubelle" du marché immobilier. On y retrouvait surtout les invendus, qui étaient dans le portefeuille des agents depuis longtemps. " Un tournant négatif auquel Filip Vereecken et son collègue, Luc De la Ruelle, décident de couper court. Et ce, en s'inspirant directement d'un concept inédit, qui fait fureur en Australie depuis quelques années, sous le nom de " 2bid2 ". " Mais également aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, où d'autres versions du site ont été lancées ", ajoute-t-il. En deux mots, le nouveau site, baptisé " Immobid ", allie un portail de présentation des biens et leur vente aux enchères, empruntant pour ce faire tant à Immoweb qu'à eBay. Et surtout, est ouvert à tous, professionnels comme particuliers. " Le marché immobilier est parasité par deux grands maux, expose le courtier. D'un côté, les vendeurs sont trop gourmands. De l'autre, les acheteurs peinent à suivre, ce qui débouche sur un allongement de la durée des ventes. " Le temps nécessaire à un réajustement des tarifs, en quelque sorte, puisque, bien souvent, " la vente se conclut 18 à 20 % moins cher que le prix initialement demandé ". Un paradoxe qu'Immobid se propose de contourner en réunissant directement acheteurs et vendeurs sur une seule et même plate-forme. Comment ça marche ? " Le vendeur définit un prix de base, à partir duquel les acheteurs sont invités à faire offre. Dès qu'une offre est validée par le vendeur, la vente aux enchères peut démarrer et les acheteurs ont dix jours pour surenchérir. " Au départ, les deux initiateurs d'Immobid avaient pensé obliger les vendeurs à indiquer un prix minimal et un prix maximal. Mais ils ont changé leur fusil d'épaule, devant l'hésitation de ceux-ci à fixer un prix plancher. Par ailleurs, si le bien n'a toujours pas trouvé amateur endéans un mois, des experts se pencheront sur son cas et travailleront à sa mise en valeur. Aucun clic n'est contraignant. A la différence du site australien, qui est sous la direction d'un commissaire-priseur, mais aussi de " Notaclik ", le nouveau site de ventes publiques électroniques des notaires belges. " Il s'agit surtout de créer le contact et de faire se rencontrer les gens. La suite se passe chez le notaire. " Pour l'instant, du moins. " Nous aimerions bien évoluer, en même temps que la mentalité du public belge, qui n'est pas encore habitué à passer par Internet pour un acte aussi fort que celui de la vente d'une maison. " Evoluer aussi au-delà des frontières, facilitant ainsi la vente de bien situés en France, par exemple. " Comme aux Pays-Bas, où les prix au rabais attirent pas mal de Flamands. "Premier bilan en trois mois d'existence : plus de 170 biens mis en ligne et 15 % de ventes. Reste au grand public - francophone en particulier - à découvrir le nouvel outil. l www.immobid.be FRÉDÉRIQUE MASQUELIER