Dans cette maison de 150 mètres carrés, tout a été conçu de manière à exploiter au maximum les moindres recoins. L'accent a également été mis sur la multifonctionnalité. Le mur incurvé bordeaux du jardin extérieur se prolonge ainsi dans la maison où il devient mur du bureau et du hall d'entrée, avant d'aboutir sur le petit jardin intérieur. Les espaces se transforment au gré des envies et de l'usage fait des portes amovibles ou coulissantes. Une fois ouverte, la porte pivotante du bureau ferme par exemple le vestiaire. Et celle de la future cha...

Dans cette maison de 150 mètres carrés, tout a été conçu de manière à exploiter au maximum les moindres recoins. L'accent a également été mis sur la multifonctionnalité. Le mur incurvé bordeaux du jardin extérieur se prolonge ainsi dans la maison où il devient mur du bureau et du hall d'entrée, avant d'aboutir sur le petit jardin intérieur. Les espaces se transforment au gré des envies et de l'usage fait des portes amovibles ou coulissantes. Une fois ouverte, la porte pivotante du bureau ferme par exemple le vestiaire. Et celle de la future chambre d'enfants clôt la buanderie. A l'origine de ces transformations : Nathalie Strapart, architecte et propriétaire des lieux. L'espace n'est pas le seul défi auquel elle a été confrontée. Comme souvent en matière de rénovation, la lumière en était un autre, de taille. Avec ses 3 façades mitoyennes, cet ancien atelier ne laissait entrer la lumière que par la façade avant et par le toit. Les deux options ont été maintenues. Un puits de lumière au centre de la maison éclaire ainsi les pièces qui l'entourent, avant d'illuminer le petit jardin du hall d'entrée. Côté façade, l'architecte a installé une baie vitrée au rez-de-chaussée. A l'étage, les voisins voulant garder leur intimité, Nathalie Strapart a imaginé une alcôve ressortant légèrement et tapissée à l'extérieur d'un bardage en cèdre rouge. Tout en protégeant des regards indiscrets, la saillie laisse entrer la lumière par les côtés, sa petite toiture et une fenêtre - bandeau horizontal placé en façade, mais en hauteur. Autre particularité : les pièces de vie se trouvent aux étages, alors que la chambre à coucher et la salle de bains occupent l'arrière du rez-de-chaussée. " Les espaces les plus agréables sont en haut, explique l'architecte. Nous y avons donc installé la salle à manger et le salon. Comme la chambre est la pièce nécessitant le moins de lumière naturelle, nous l'avons mise au rez-de-chaussée." Elle n'en est pas pour autant dépourvue de lumière du jour. Si le couple désire y faire pénétrer le soleil, il lui suffit de faire coulisser la paroi translucide et de la faire disparaître dans le mur. La chambre voit alors sa superficie doubler et intègre le jardinet intérieur baigné de lumière. Enfin, toutes les pièces arrière - chambres, buanderie, cuisine - ont été imaginées avec une hauteur de plafond moins élevée que les pièces à l'avant, à savoir la salle à manger, le bureau et le séjour. Cette astuce permet de créer des demi-niveaux, autorise une meilleure pénétration de la lumière naturelle, mais elle crée surtout un étage supplémentaire à l'arrière. L'ensemble des transformations a coûté quelque 200 000 euros voici 3 ans. Sans les finitions, ni les frais d'architecte, évidemment gratuits. l Jo Jacoby