"Lorsque la maison a été mise en vente, nous n'avons pas eu l'occasion de la voir tout de suite, se rappelle Corinne Simon, architecte et propriétaire. Nous pensions qu'elle partirait vite, mais ce ne fut pas le cas... " En effet, l'habitation, relativement petite, était en cours de travaux, et la lecture des espaces était compliquée. Il fallait pouvoir s'y projeter. " Il y avait beaucoup à faire, mais l'état du bâtiment laissait une belle marge de manoeuvre. Nous connaissions un peu le quartier, et nous avons été séduits par la vue et le jardin. Le potentiel était là. "
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"Lorsque la maison a été mise en vente, nous n'avons pas eu l'occasion de la voir tout de suite, se rappelle Corinne Simon, architecte et propriétaire. Nous pensions qu'elle partirait vite, mais ce ne fut pas le cas... " En effet, l'habitation, relativement petite, était en cours de travaux, et la lecture des espaces était compliquée. Il fallait pouvoir s'y projeter. " Il y avait beaucoup à faire, mais l'état du bâtiment laissait une belle marge de manoeuvre. Nous connaissions un peu le quartier, et nous avons été séduits par la vue et le jardin. Le potentiel était là. " Bâtie en 1957, la maison était bien orientée mais sombre. " On a démoli une petite annexe, côté jardin, pour en construire une autre sur toute la largeur de l'habitation ", explique l'architecte. Les deux bâtiments mitoyens ayant un étage de plus, agrandir par le haut était un autre moyen d'augmenter l'espace. Côté rue, c'est donc en hauteur que l'intervention est visible. Un niveau supplémentaire, dissimulé derrière un bardage en cèdre, permet à la maison d'atteindre la hauteur de ses voisines. Au rez-de-chaussée, un couloir mène au coeur du logis, qui comprend la cuisine. Le salon, plus fermé, se trouve côté rue, à l'ouest. " Nous avons notamment supprimé une porte qui existait entre le couloir et le séjour, indique Corinne Simon. L'idée était de réduire les zones de circulation au maximum pour que les espaces restent généreux. " La salle à manger s'implante dans l'extension, côté jardin. Il faut descendre trois marches pour l'atteindre. Un choix dicté par la typologie du terrain : le jardin se trouvant en contrebas, les propriétaires ont choisi de s'en rapprocher. Particularité : la façade arrière a été décalée vers le jardin. Cette idée permet à la cuisine de profiter de la lumière naturelle grâce à une baie vitrée située à hauteur de la mezzanine, dans la nouvelle façade. L'étage comptait initialement deux chambres et n'offrait pas d'accès direct au grenier. L'architecte a donc totalement revu l'espace. La mezzanine accueille aujourd'hui un bureau, tandis que la grande pièce existante côté rue a été divisée en deux chambres d'enfant identiques. Sur la gauche, une salle de bains longe le bureau. A l'opposé, un nouvel escalier en merisier et acier laqué blanc conduit à l'espace réservé aux parents, composé d'une chambre, d'un dressing et d'une spacieuse salle de bains.