" Chez quelque 70% des patientes que nous traitons de la sorte, il reste suffisamment de cheveux pour ne pas devoir porter une perruque ou un autre couvre-chef ", poursuit Annemarie Coolbrandt, infirmière spécialisée en oncologie à l'UZ Leuven. Le refroidissement prov...

" Chez quelque 70% des patientes que nous traitons de la sorte, il reste suffisamment de cheveux pour ne pas devoir porter une perruque ou un autre couvre-chef ", poursuit Annemarie Coolbrandt, infirmière spécialisée en oncologie à l'UZ Leuven. Le refroidissement provoque une diminution de l'afflux sanguin dans le cuir chevelu et donc la quantité de produit " toxique " qui affectera les racines des cheveux. Le casque est placé sur la tête une demi-heure avant le début de la perfusion, afin que le cuir chevelu reste bien froid tout au long de la séance. Il est retiré quelque 90 minutes après la fin de la perfusion. Le casque est refroidi jusqu'à 3 à 4° C, ce qui permet de faire descendre la température du cuir chevelu jusqu'à environ 18°. Annemarie Coolbrandt signale toutefois que le casque réfrigérant n'est pas indiqué dans certains cas : " Cela dépend surtout du type de chimiothérapie. " Ces appareils sont malheureusement très chers et exigent la présence de personnel supplémentaire pour accompagner les patients pendant la séance. " La plupart des patientes à qui nous proposons cette option y sont favorables, même si elles savent que les chances de réussite ne sont pas garanties à 100%. Les 10 à 15 premières minutes sont les plus désagréables, mais après, on s'habitue. " La technique est gratuite pour les patientes.