Elle s'appelle Viola Ford Fletcher, a 107 ans, les cheveux naturellement blancs et elle se souvient. Des maisons incendiées, de la panique, surtout, "des cris" qu...

Elle s'appelle Viola Ford Fletcher, a 107 ans, les cheveux naturellement blancs et elle se souvient. Des maisons incendiées, de la panique, surtout, "des cris" qui, il y a cent ans - le 31 mai 1921, très exactement - ont fusé dans les rues de Tulsa, un million d'habitants, deuxième ville de l'Oklahoma, aux Etats-Unis. Jour funeste, tout comme le 1er juin dans son sillon: en moins de 48 heures, des centaines de Noirs perdront la vie au cours d'un lynchage raciste, un déchaînement de violence déclenché par l'arrestation d'un jeune homme noir, accusé d'avoir molesté une jeune Blanche. Il lui avait seulement, accidentellement, marché sur le pied... Un véritable massacre, dont Viola a témoigné devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Pour, cent ans après, ne pas, ne plus oublier.