Le 25 juillet prochain, le Tour de France retrouvera les pentes du col d'Izoard, cadre imposant où se sont écrites quelques-unes des plus belles pages de son histoire. C'est dans ce décor mythique que Valéry Rosier et Méryl Fortunat-Rossi, deux réalisateurs formés à l'IAD et ayant déjà collaboré sur divers projets, décidaient, il y a deux ans de cela, de filmer La Grand-Messe. Soit un documentaire parlant moins en définitive de la Grande Boucle que de ses fidèles, " pèlerins des temps modernes " dont les camping-cars commencent à garnir les virages des cols quinze jours avant le passage de la course. " Nous avons essayé de faire le portrait d'une génération et d'une certaine frange de la population, et de montrer qu'à travers le Tour transpirent aussi du quotidien, du travail, l'économie du monde ouvrier et du monde des retraités ", explique Méryl Fortunat-Rossi. " Il y a parfois des évidences lorsqu'on construit un film, renchérit Valéry Rosier, allusion à une convergence d'intérêts allant au-delà de leur passion commune pour le Tour. Un de mes sujets de prédilection, c'est le besoin de communauté. Il y avait cette idée un peu folle de gens qui se retrouvent en montagne alors qu'ils ne se connaissent pas, à 2 000 mètres d'altitude pendant quinze jour...