S'il fallait retenir un mot du tour d'horizon effectué avec les professionnels de la zone, ce serait probablement " stabilité ". Les spécialistes du résidentiel n'ont, il est vrai, pas grand intérêt à inquiéter leur monde, mais même les chiffres du notariat, censés tenir une ligne objective, confirment que tout se passe plutôt bien du côte de Ciney, Durbuy et Marche-en-Famenne. Stabilité, cela signifie, forcément, " ni grosse baisse ni grosse hausse ". " La région n'a pas connu de crash au niveau des prix. Ce qu'on a connu, dans les années 2008-2009, c'est clairement un ralentissement des ventes. Les gens ont postposé leur décision d'achat ou de vente. Maintenant, on est reparti dans des hausses de 2 à 5 % ", estime Cédric Henrard, à la ...

S'il fallait retenir un mot du tour d'horizon effectué avec les professionnels de la zone, ce serait probablement " stabilité ". Les spécialistes du résidentiel n'ont, il est vrai, pas grand intérêt à inquiéter leur monde, mais même les chiffres du notariat, censés tenir une ligne objective, confirment que tout se passe plutôt bien du côte de Ciney, Durbuy et Marche-en-Famenne. Stabilité, cela signifie, forcément, " ni grosse baisse ni grosse hausse ". " La région n'a pas connu de crash au niveau des prix. Ce qu'on a connu, dans les années 2008-2009, c'est clairement un ralentissement des ventes. Les gens ont postposé leur décision d'achat ou de vente. Maintenant, on est reparti dans des hausses de 2 à 5 % ", estime Cédric Henrard, à la tête de quatre agences Era Condrogest dans le sud du Luxembourg et le nord de Namur. Du côté de Ciney où, comme à Marche-en-Famenne, on est plutôt gâté en termes d'axes routiers, " les prix des maisons sont quand même toujours un peu plus élevés que dans le reste de la région. Mais elles se vendent sans souci. Une maison de ville se négocie, dans la normale, aux environs de 150 000 à 160 000 euros, alors qu'une quatre façades coûtera de 225 000 à 250 000 euros. C'est peut-être au niveau des terrains que la situation est plus compliquée à Ciney : on approche les 60-70 euros le mètre carré pour un terrain équipé. Et les acquéreurs rechignent à mettre davantage que 50 000 à 55 000 euros pour un terrain. "Contrairement à Ciney, le marché de la seconde résidence est un peu plus développé à Marche-en-Famenne. Seconde résidence ? La vague des Néerlandais qui achetaient par le passé s'est volatilisée, suite aux réformes fiscales opérées outre-Moerdijk. Par contre, il reste une clientèle flamande bel et bien présente. " Sur Marche, 10 % de nos ventes se font à des Flamands, pour 15 % des appels que l'on reçoit ", relate Pierre Closon, administrateur délégué de Trevi Closon, qui dispose de quatre agences. Petite précision chez Cédric Henrard : " Avant, du côté de Marche, on vendait 15 % de secondes résidences. Cette période est révolue. Par contre, quand on vend à des Flamands, on se rend compte qu'ils viennent souvent en résidence principale, pour leurs vieux jours ! "A certains égards, le marché de Marche-en-Famenne est plus abordable que celui de Ciney. Mais pas dans les appartements neufs, où l'on tourne autour des 2 000 euros le mètre carré. Normal, dans une zone qui se développe plutôt bien au niveau économique et commercial. L'appel d'air résidentiel est forcément de mise. Tout se vend rapidement dans les nouvelles constructions. La situation géographique de Marche, entourée par les axes de communication, et quasi à mi-chemin vers Namur, Liège et les gros points du Luxembourg, lui confère un véritable avantage stratégique. Reste à se pencher sur le cas de Durbuy, la plus petite d'entre toutes. Pas étonnant, dans une zone aussi touristique, de retrouver un marché de la seconde résidence assez développé. " Je travaille surtout sur les secondes résidences, confirme Paul Cosse, de l'agence Century 21 éponyme. Et je dois dire que j'ai retrouvé mon chiffre d'affaires d'avant la crise. Si les Néerlandais ont bel et bien disparu, on retrouve une clientèle flamande, voire anglophone. Depuis 2007, le marché est plutôt stable ici, il n'y a pas eu de grosses baisses de prix, si l'on excepte certains vendeurs qui, obligés d'écouler leur bien, ont dû faire des rabais. " Les petites stars du marché local ? Les fermettes de caractère, qu'on trouve à 250 000 ou... 700 000 euros. " Mais la villa quatre façades, trois chambres, salle de bains, est également fort recherchée. On est là dans des gammes de prix aux environs de 250 000 euros ", conclut Paul Cosse. GUY VERSTRAETEN