Depuis quelques semaines, j'accueille des migrants chez moi. Les pauvres, on ne leur aura rien épargné : l'enfer d'un voyage du Soudan jusqu'ici, puis leur atterrissage dans la périphérie flamande, dans une maison où vit un couple d'hommes. Je ne sais pas s'ils l'ont bien compris. " Tanguy rit, parce qu'il rit toujours. Sauf le 22 mars 2016, lorsqu'il est sorti vivant mais blessé d'un aéroport lacéré par deux bombes. Héberger chez lui ces voyageurs particuliers est un pied de nez. Pour eux, il cuisine halal. Certains disent que des djihadistes se cachent parmi eux ? C'est sa pirouette face au mauvais...