Dehors, un défilé défilait. Sur les pancartes était écrit tout ce qui pouvait être écrit : " Stop réfugiés ! On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ". A l'arrière de la foule, un gars en uniforme allemand, un brin anachronique - chemise brune, casquette à visière, bottes noires vernies - agitait la main avec mollesse, comme un bébé qui dit bye-bye. La foule tourna à gauche, dans une rue étroite, vers le parc Maximilien. L'uniforme nazi, lui, en profita pour filer à l'anglaise. Quand il poussa la porte du café, un silence horrifié l'accueillit. L'uniforme patrouilla la pièce du regard : lumiè...