Aujourd'hui âgé de 28 ans, Wouter Marijsse n'en avait que 19 lorsque, à l'issue d'un entraînement de 140 km, il s'est trouvé confronté à une douleur lancinante dans la jambe gauche. Un problème qu'il a d'abord attribué à la fatigue, mais qui a débouché quelques mois plus tard sur un diagnostic de SEP. " Les deux premières années, je me suis évadé dans les sorties, l'alcool et le tabac... jusqu'au jour où mon kiné m'a fait comprendre que c'était le meilleur moyen de me retrouver en chaise roulante dan...

Aujourd'hui âgé de 28 ans, Wouter Marijsse n'en avait que 19 lorsque, à l'issue d'un entraînement de 140 km, il s'est trouvé confronté à une douleur lancinante dans la jambe gauche. Un problème qu'il a d'abord attribué à la fatigue, mais qui a débouché quelques mois plus tard sur un diagnostic de SEP. " Les deux premières années, je me suis évadé dans les sorties, l'alcool et le tabac... jusqu'au jour où mon kiné m'a fait comprendre que c'était le meilleur moyen de me retrouver en chaise roulante dans les plus brefs délais ", témoigne le jeune sportif. Il reprend donc le sport et plus particulièrement la course à pied, à la fois pour entretenir sa condition physique et pour la bonne cause. " J'ai organisé des collectes de fonds au profit des malades atteints de SEP et de la recherche scientifique en courant d'abord des semi-marathons, puis peu à peu des ultra-marathons ", explique-t-il. Il continue aussi largement à travailler à temps plein, d'abord dans une boutique de sport puis dans un casino... jusqu'à ce que débute en 2016 une période particulièrement difficile. " Les crises se succédaient à un rythme soutenu, je souffrais beaucoup et je passais le plus clair de mon temps dans un centre de revalidation. " Fin 2017, un nouveau médicament vient heureusement changer la donne. " La douleur et la fatigue continuent à me jouer des tours, mais j'ai à nouveau de bonnes journées à côté des mauvaises. Malheureusement, elles alternent de manière tellement imprévisible que je ne suis plus capable d'avoir un boulot normal. " Il a aujourd'hui repris la course à pied, qu'il pratique une fois tous les deux jours à un rythme modéré, et se consacre aux jeunes membres de la ligue flamande de la sclérose en plaques. " En tant que coordinateur, j'assiste à des congrès en Belgique et à l'étranger, dont je partage ensuite les enseignements avec nos membres, par exemple lors de notre congrès destiné aux jeunes patients. Il nous arrive aussi d'organiser des sorties. Certains de nos membres se rendent aussi régulièrement dans des écoles pour y faire un travail de sensibilisation, car l'incompréhension découle largement de la méconnaissance de la maladie. Bien souvent, la SEP ne se voit en effet pas de l'extérieur, sans compter qu'elle n'est jamais la même d'un patient à l'autre. " Chacun doit donc mener son propre combat, comme le rappelle le tatouage que Wouter porte sur le bras : It's my life, it's my body, it's my fight. " Par contre, je suis aussi convaincu que nous sommes plus forts ensemble ! "