Avec un nom qui siérait mieux à une marque de saucisses, Wi-Fi (Wireless Fidelity) regroupe un certain nombre de caractéristiques qui permettront, dans un proche avenir, de dialoguer depuis de nombreux périphériques (ordinateur, PDA, portable...) avec le réseau, par ondes radio sans plus passer par les câbles. Connu des spécialistes sous le vocable barbare d'IEEE 802.11b, Wi-Fi a mis près de dix ans pour arriver dans les premiers appareils commerciaux. Plus puissante que Bluetooth avec une portée théori...

Avec un nom qui siérait mieux à une marque de saucisses, Wi-Fi (Wireless Fidelity) regroupe un certain nombre de caractéristiques qui permettront, dans un proche avenir, de dialoguer depuis de nombreux périphériques (ordinateur, PDA, portable...) avec le réseau, par ondes radio sans plus passer par les câbles. Connu des spécialistes sous le vocable barbare d'IEEE 802.11b, Wi-Fi a mis près de dix ans pour arriver dans les premiers appareils commerciaux. Plus puissante que Bluetooth avec une portée théorique de 100 mètres, cette norme affiche un débit de 11 mégabits par seconde (Mbps) et n'a pour seule rivale actuelle que HomeRF (Wireless Home Networking).Bien que moins performante - 50 mètres de rayon d'action pour un débit de 1,6 Mbps (10 Mbps pour la version 2) -, HomeRF possède un atout de taille pour s'imposer: un faible coût d'implantation, qui la rend intéressante pour le particulier. Son piètre débit et sa spécialisation dans le transfert de musique, de voix ou de vidéo lui interdisent, par contre, l'accès au monde de l'entreprise qui se tournera vers Wi-Fi, plus orientée vers la transmission de données. Encore faudra-t-il qu'en termes de sécurité Wi-Fi ne se limite pas au protocole de chiffrement Wep (Wired Encryption Privacy). Celui-ci préconise pour les échanges entre l'appareil nomade et la base avec laquelle il va communiquer une clé de chiffrement de 40 bits, soit plus d'un billion (un million de fois un million) de combinaisons. Intercepter un flot de données échangé par ondes radio se révèle en effet assez simple pour un intrus équipé d'un matériel relativement bon marché. Dès lors, les experts s'accordent pour dire qu'un chiffrement sur 64 bits, voire 128 bits, constitue un seuil minimum de sécurité en dessous duquel la confidentialité n'est plus assurée. Ce en quoi ils n'ont pas tout à fait tort, puisque, au début de 1997 déjà, Ian Goldberg, un étudiant de l'université de Berkeley, réussissait, dans le cadre d'un concours organisé par la société de sécurité RSA Security, à percer une transmission chiffrée sur 40 bits en un peu plus de quatre heures, à l'aide d'un réseau de 250 postes de travail. Si cette question de sécurité doit devenir une priorité pour les entreprises qui basculent une partie de leur réseau vers le sans-fil, le particulier devra plutôt se préoccuper de la compatibilité de ses appareils. Raison pour laquelle, en attendant l'émergence d'un standard, les sociétés proposent des adaptateurs d'émission/réception coûteux, mais compatibles avec plusieurs normes.Informations: www.homerf.orgVincent Genot