Saint-Gilles est résolument cosmopolite. Sa population brasse de multiples nationalités, dont un certain nombre de Français - à ne pas confondre avec ceux que l'on retrouve à Ixelles ou à Uccle, aux abords du lycée français. Des Portugais et des Polonais, aussi. " Ils sont majoritairement jeunes, attirés par le dynamisme de la commune, souligne le géomètre expert Christian Kapriélian. L'exemple du quartier du Parvis est éloquent : les gens y vivent presque dehors toute l'année, attablés aux terrasses ! " Mais sans verser dans le snobi...

Saint-Gilles est résolument cosmopolite. Sa population brasse de multiples nationalités, dont un certain nombre de Français - à ne pas confondre avec ceux que l'on retrouve à Ixelles ou à Uccle, aux abords du lycée français. Des Portugais et des Polonais, aussi. " Ils sont majoritairement jeunes, attirés par le dynamisme de la commune, souligne le géomètre expert Christian Kapriélian. L'exemple du quartier du Parvis est éloquent : les gens y vivent presque dehors toute l'année, attablés aux terrasses ! " Mais sans verser dans le snobisme pour autant. Car, outre les âges et les cultures, la mixité de population s'observe aussi dans les catégories de revenus. Et, in fine, dans le prix des biens. En la matière, le géomètre découpe la commune en trois. Voire en deux : le bas de Saint-Gilles, qui s'étend sous la Barrière jusqu'à la rue de Mérode et la gare du Midi, et le haut. Lequel balance entre le quartier de la chaussée de Charleroi, voisin de l'avenue Louise et celui du Châtelain - " le haut du panier ", aux maisons bourgeoises et de maître - et celui de la maison communale -, " intermédiaire ", " tampon ", riche de biens de bonne facture, rénovés et entretenus. Si ces distinctions perdurent, une évolution est tout de même perceptible çà et là, indique Christian Kapriélian. Ainsi, quoique la rue de Mérode et ses environs, plus défavorisés, souffrent toujours d'un bâti décrépit et moins prisé, d'autres coins du bas de Saint-Gilles relèvent le nez. " C'est le cas des rues reliant l'avenue du Parc à la rue Théodore Verhaegen, ainsi que des perpendiculaires à la rue de l'Hôtel des monnaies, épingle-t-il. Les grandes bâtisses du siècle dernier y sont divisées en petits appartements, rénovés puis cédés à la pièce à des prix comparativement élevés : de l'ordre de 2 000 à 2 200 euros le mètre carré, contre 1 700 à 1 800 en moyenne. " De quoi faire les choux gras des investisseurs, qui y recherchent activement des biens à transformer... quitte à s'aventurer plus bas encore. " On assiste de plus en plus à des prix de vente significatifs des immeubles de rapport dans des quartiers traditionnellement plus délaissés, acquiesce le géomètre. A la condition, toutefois, que le potentiel soit intéressant. " Comprenez, que l'immeuble ne soit pas (trop) grevé d'infractions urbanistiques. Ce maintien des valeurs des biens de rapport est également alimenté par l'intérêt de jeunes ménages souhaitant alléger la charge financière de leur prêt hypothécaire. " Ils achètent l'immeuble, le rénovent, s'y installent en partie et mettent les autres logements en location ", conclut-il.UN DOSSIER DE FRÉDÉRIQUE MASQUELIERUne commune cosmopolite et dynamique, qui ne verse pas dans le snobisme