Si, en cette fin de mois d'août, la Belgique semble avoir définitivement laissé derrière elle les jours de fournaise, tout porte à croire que la chaleur n'a pas dit ses derniers mots à Bucarest. Sous un soleil de plomb, quelque 33 °C durant la journée, la ville transpire.Tel un impitoyable spot, l'astre incandescent souligne sans complaisance l'étrange patchwork architectural de la capitale. En vrac, on retrouve ici un condensé urbain qui panache d'écrasantes perspectives totalitaires, des maisons de maître Belle Epoque qui pourraient être parisiennes (au xixe siècle, Bucarest était une sorte de " Petit Paris des Balkans "), d'hallucinantes constructions brutalistes, voire des pépites néoclassiques comme l'Ateneul Român, une salle de concert consacrée du centre-ville... quand il ne s'agit pas de façades décaties composant une ode à la ruine.
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