En 2001, le nouveau bourgmestre définissait, dans le bulletin communal, ce qu'allaient être les grands axes de sa majorité : la sécurité, afin que " Verviers redevienne une ville sûre où tous et toutes retrouveront un sentiment de sécurité auquel ils ont droit " ; une politique sociale engagée pour " lutter contre les poches de pauvreté qui subsistent encore " ; une ville à vivre, avec " le projet pilote de rénovation de la rue Spintay, la protection des espaces verts, la propreté des rues et la convivialité accrue du centre-ville " ; un nouvel élan pour réaffirmer la vocation de pôle régional de la ville sur les plans économique, commercial, culturel, sportif et touristique. En 2010, si tous ces chantiers sont ouverts, il reste encore bien du pain sur la planche. C'est le co...

En 2001, le nouveau bourgmestre définissait, dans le bulletin communal, ce qu'allaient être les grands axes de sa majorité : la sécurité, afin que " Verviers redevienne une ville sûre où tous et toutes retrouveront un sentiment de sécurité auquel ils ont droit " ; une politique sociale engagée pour " lutter contre les poches de pauvreté qui subsistent encore " ; une ville à vivre, avec " le projet pilote de rénovation de la rue Spintay, la protection des espaces verts, la propreté des rues et la convivialité accrue du centre-ville " ; un nouvel élan pour réaffirmer la vocation de pôle régional de la ville sur les plans économique, commercial, culturel, sportif et touristique. En 2010, si tous ces chantiers sont ouverts, il reste encore bien du pain sur la planche. C'est le constat dressé en présentation du schéma de structure communal, qui définit les options du développement pour les vingt prochaines années. Il constate que, si Verviers est un pôle d'emploi important, qui rayonne sur une dizaine de communes alentour, les trois quarts de ces emplois sont occupés par des personnes qui habitent dans les communes périphériques (et y paient leurs impôts). Tandis que Verviers, à l'instar de nombreuses villes wallonnes, enregistre une perte de population appartenant aux classes moyennes, qui est remplacée par une population plus précaire, avec un taux de chômage élevé. L'habitat se dégrade, et les commerces sont fragilisés, les acheteurs préférant se tourner vers d'autres pôles commerciaux (Eupen, Malmedy, Liège). " L'offre commerciale est insuffisante à Verviers, note Claude Desama, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Pour trouver de grandes enseignes, 44 % des Verviétois vont à Liège. Verviers perd ainsi 130 millions par an de création de richesse, et la Ville plus d'un million de taxes... " Il faut donc inverser la spirale, réhabiliter la ville, la rendre désirable, faire revenir des habitants dans le centre, créer plus d'emplois. Tout cela en même temps. Et redonner de la fierté aux Verviétois. " Il est temps que Verviers bouge et se secoue, ajoute Claude Desama, l'historien. Avec la disparition du textile, une énorme dépression a frappé deux générations, et ce n'est pas fini. Pensez : en dix ans, plus de 15 000 emplois ont été rayés, des rues entières de commerces de proximité ont disparu, on peut encore le constater aujourd'hui. " " C'est vrai, le Verviétois a perdu la fierté de sa ville, chef-lieu d'un arrondissement qui compte 220 000 habitants, ajoute Marc Elsen. Mais Verviers a des atouts, les zonings marchent bien, tout n'est donc pas si noir, mais il ne faut pas occulter les problèmes de la pauvreté, de la sécurité au centre-ville, de la multiculturalité... Il faut aller sur le terrain, écouter, reconstruire la responsabilité collective, être responsable et respectueux, restaurer le bien-vivre. Mais, oui, nous avons, nous aussi, de l'ambition pour Verviers. "Le CDH avoue qu'il n'a pas vocation à rester dans l'opposition, dans cette ville où il avait été aux affaires pendant plus de cinquante ans sans interruption, mais, conclut-il, " il faut voir s'il n'y a pas déjà un accord de majorité signé pour l'après- élections de 2012 ". Le bourgmestre actuel, qui aura alors 70 ans, sera-t-il candidat à sa propre succession ? " J'avais dit que je ne me représenterais pas, répond-il, mais il ne faut jamais dire jamais. En 2012, même si tout se passe comme je l'espère, Foruminvest ne sera pas encore construit. Et il restera tant et tant de chantiers à terminer, de dossiers à mener à terme. C'est vrai que je ne suis pas seul, il y a au PS Jean-François Istasse, qui est un peu plus jeune que moi. Il y a aussi Muriel Targnion, l'étoile montante, qui a fait en 2006 le deuxième score, derrière moi. Mais elle est députée wallonne, et sénatrice de Communauté. Il faudra voir si elle abandonnera tout ça... "M.D.D'autres pôles commerciaux font de l'ombre à verviers