Brassaï. Pour l'amour de Paris

Né en 1899 en Transylvanie, Brassaï arrive à Paris après avoir terminé des études d'art à Berlin. Aussitôt, le voilà entouré par les surréalistes qui l'encouragent à transfigurer le réel. Mais, avec Blaise Cendrars, Henri Miller et Jacques Prévert, ce sont les spectacles offerts par les divers quartiers de la Ville Lumière qui l'intéressent. C'est alors le Paris des artistes et des vauriens, des enfants de la balle et des travailleurs des Halles, des prostituées et des rues endormies qu'il retient... pour notre plus grand plaisir.
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Né en 1899 en Transylvanie, Brassaï arrive à Paris après avoir terminé des études d'art à Berlin. Aussitôt, le voilà entouré par les surréalistes qui l'encouragent à transfigurer le réel. Mais, avec Blaise Cendrars, Henri Miller et Jacques Prévert, ce sont les spectacles offerts par les divers quartiers de la Ville Lumière qui l'intéressent. C'est alors le Paris des artistes et des vauriens, des enfants de la balle et des travailleurs des Halles, des prostituées et des rues endormies qu'il retient... pour notre plus grand plaisir. Hôtel de ville, salle Saint-Jean, 5, rue Lobau. Jusqu'au 8 mars. www.paris.frEn 1797, Francisco de Goya grave à l'acide sa révolte contre l'Espagne de l'intolérance. Contre la noblesse, contre le clergé, contre l'Inquisition, contre les enseignants, voilà les différents thèmes des Caprices. Douze ans plus tard, ce sont les violences des luttes anti-napoléoniennes que l'artiste exprime dans cette autre suite d'eaux-fortes que sont Les Désastres de la guerre. Enfin viendra le temps de la maturité et d'une vision plus universelle avec la série des Folies et des Proverbes. La Pinacothèque, 28, place de la Madeleine. Jusqu'au 16 mars. www.pinacotheque.comDans les années 1930, les surréalistes, désormais proches des communistes, cherchent moins à rejoindre le surréel qu'à investir le réel pour mieux le perturber. Leur méthode relève du collage. Leur inspiration a souvent partie liée avec le monde fantasmatique et donc aussi l'érotisme. Le premier ensemble de ce type fut montré à Paris, à la galerie Charles Ratton, en 1936. D'autres suivirent comme chez Maeght, en 1947, et chez Daniel Cordier, en 1959. A chaque fois, comme dans cette exposition, le choc visuel est aussi assuré par la mise en scène. Celle-ci convoque tous les sens (le visuel, l'olfactif, l'audition, la tactilité). Les oeuvres sont signées Salvador Dali, Max Ernst, Joan Miró, Man Ray, Hans Bellmer, Alberto Giacometti, Pablo Picasso, Victor Brauner... Centre Pompidou,19, rue Beaubourg. Jusqu'au 3 mars. www.centrepompidou.fr Ce Théâtre du monde a été imaginé par Jean-Hubert Martin à la manière d'un " musée des charmes ". Historien d'art de formation et figure majeure de l'art contemporain, le commissaire a conçu un parcours avant tout visuel faisant appel à la sensibilité et aux émotions. Le contenu est à la hauteur du projet. Il confronte deux collections d'exception. L'une est privée. Elle appartient au collectionneur australien David Walsh dont la fortune s'est bâtie sur les jeux de hasards. L'autre, publique, provient du Tasmanian Museum and Art Gallery. Certaines pièces ont aussi été prêtées pour l'occasion par d'autres institutions comme le musée du Louvre. Les différentes chambres thématiques (épiphanie, rétrospection, genèse, apparition, mutation..) réunissent, parfois dans des armoires ou derrière des voiles, arts contemporains et objets ethniques : pagaies, masques dialoguent ainsi avec des peintures, des vidéos et des sculptures actuelles. La plus belle salle contient 41 étoffes d'écorce (tapas) avec, au centre, face à face, une sculpture de Giacometti et un sarcophage égyptien. La Maison rouge, 10, boulevard de la Bastille. Jusqu'au 12 janvier. www.lamaisonrouge.orgAux nombreux talents de l'homme de lettres, il faut ajouter le dessin. Par ses techniques innovantes (le frottage, le découpage, la décalcomanie, la tache...), Victor Hugo rejoint certains aspects du surréalisme. D'où cette idée de rassembler côte à côte plusieurs de ses oeuvres et d'autres signées Oscar Dominguez, Max Ernst, Yves Tanguy, André Masson, René Magritte, Hans Bellmer, Wilfredo Lam... Maison de Victor Hugo 6, Place des Vosges. Jusqu'au 16 février. www.maisonsvictorhugo.paris.frJean Cousin (1490-1560) est un héritier de l'école maniériste dite de Fontainebleau. Son oeuvre s'est traduite dans les arts du vitrail et de la tapisserie. Peintre préféré de Henri II, il est aujourd'hui plus connu pour avoir été le premier à peindre en France un grand nu féminin. Son Eva Prima Pandora, clou de l'exposition, a tout pour séduire et impressionner. A ses côtés, on voit en effet le crâne d'Adam ainsi que des serpents sortant des vases de Pandore. Musée du Louvre. Jusqu'au 13 janvier. www.louvre.fr" L'art antique, écrit Auguste Rodin, en 1911, signifie bonheur de vivre, quiétude, équilibre, raison ". Si le musée du Louvre lui offre de quoi alimenter sa curiosité, le sculpteur aime aussi vivre parmi les oeuvres grecques romaines et étrusques. Et donc, il achète des centaines de pièces. Au total, 6 000. Certaines sont en marbre, d'autres en bronze ou encore en terre cuite. Il s'entoure aussi bien de figures que de fragments (mains, bras, pieds, torses nus ou drapés). Ainsi, Phidias influencera la plastique du Penseur. La Vénus de Milo se retrouve dans La Muse Whistler et la Vénus de l'Esquilin trouve quelque écho dans L'Aphrodite et La Prière. Musée Rodin, 79, rue de Varenne. Jusqu'au 16 février. www.musee-rodin.frwww.thalys.comPar Guy Gilsoul