La Coupe du monde féminine de football, cet été, en France, a suscité un engouement sans précédent. A la grande surprise des observateurs, le public s'est en effet passionné pour la compétition : succès d'audience (une moyenne de 82 millions de spe...

La Coupe du monde féminine de football, cet été, en France, a suscité un engouement sans précédent. A la grande surprise des observateurs, le public s'est en effet passionné pour la compétition : succès d'audience (une moyenne de 82 millions de spectateurs cumulés pour la finale) et stades à guichets fermés. Un carton médiatique qui traduit très nettement un changement d'image du foot pratiqué par les filles. Désormais, tous les grands clubs ont leur équipe féminine et les différents championnats européens espèrent surfer sur la vague de cet intérêt tout neuf. Mais cette Coupe du monde a aussi été un miroir des inégalités. Les professionnelles revendiquent désormais l'égalité salariale avec les hommes : c'est notamment le combat que mène l'emblématique milieu de terrain américaine Megan Rapinoe, Ballon d'or 2019, dans un pays où le foot féminin a déjà acquis ses lettres de noblesse. Les Américaines, victorieuses du Mondial 2019, engendrent en effet des revenus importants. Elles ont dès lors attaqué leur fédération en justice pour dénoncer une inégalité de traitement. Pour tendre vers une égalité salariale, c'est l'écosystème global du football féminin qui doit évoluer, et la Coupe du monde n'a été qu'une première étape.