Autant le dire tout de suite : je ne suis ni membre, ni sympathisant du groupe d'activistes Extinction Rébellion. Mais en tant que citoyen, je suis consterné à la suite des violences policières exercées à l'occasion de la manifestation organisée, le 12 octobre, à Bruxelles. Même si l'interdiction de...

Autant le dire tout de suite : je ne suis ni membre, ni sympathisant du groupe d'activistes Extinction Rébellion. Mais en tant que citoyen, je suis consterné à la suite des violences policières exercées à l'occasion de la manifestation organisée, le 12 octobre, à Bruxelles. Même si l'interdiction de cette manifestation pouvait paraître justifiée puisqu'elle survenait en zone neutre et même s'il avait été demandé de libérer les rames de trams à plusieurs reprises, rien ne justifie l'emploi d'une telle violence de la part de certains policiers à l'égard de manifestants pacifiques, parmi lesquels des personnes âgées et des plus jeunes. Etait-il légitime d'utiliser le spray lacrymogène à l'égard Olivier De Schutter, professeur de droit international à l'UCLouvain, alors qu'il parlementait, de traumatiser des ados inoffensifs ou encore, de jeter au sol et ceinturer un manifestant qui marchait calmement ? Ces exemples parmi d'autres illustrent bien la difficulté de la police à gérer une action de désobéissance civile. Question : les forces de l'ordre sont-elles formées de manière adéquate ou suffisante ? Quoi qu'il en soit, le maintien de l'ordre public doit être assuré de manière proportionnée et l'usage de la force adapté en fonction des circonstances. Jusqu'à preuve du contraire, les citoyens qui se préoccupent du climat n'ont pas le profil de casseurs ou de voyous et ont droit au respect et à la sauvegarde de leur intégrité physique, que l'on soit favorable à leur action ou non.