L'article que nous avons consacré, le 13 septembre, au livre polémique de Philippe Geluck a bien sûr suscité de multiples réactions. Dont voici quelques extraits.
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L'article que nous avons consacré, le 13 septembre, au livre polémique de Philippe Geluck a bien sûr suscité de multiples réactions. Dont voici quelques extraits. Peut-on rire des cuistres, narcissiques et autres pédants prétentieux ? Si oui, le père du Chat devrait s'essayer à l'autodérision s'il en est capable. Son remarquable talent a, comme toujours, des limites. Il vieillit mal ? L'article que vous consacrez à Monsieur Geluck me surprend et à la fois me déçoit. Il me surprend par le choix que vous avez fait d'accorder une telle importance à son dernier livre. Ce que vous en dites ne me donne aucune envie de le lire. Il me suffit de voir les photos qui illustrent votre article ! Je reconnais cependant que l'auteur, qui est intelligent, s'est fait un nom grâce à ses dessins dont l'originalité est évidente. Mais déjà les textes qu'il y ajoute sont généralement d'une banalité consternante. Je ne lirai donc pas ce livre, certain de n'y trouver que de l'autosatisfaction, parfois même grinçante, telle qu'on la retrouve habituellement chez Laurent Ruquier. C'est ce que j'appelle l'humour à la française. Il y a mieux de l'autre côté de la Manche ! A plusieurs reprises effectivement vous évoquez " l'humour " de l'auteur ! Quelle est donc votre définition de l'humour ? Sans doute vous en tenez-vous à une interprétation très réductrice : faire rire le lecteur, quels qu'en soient les moyens. Or, le véritable humour consiste essentiellement à ne pas se prendre au sérieux, à pouvoir rire de soi et non pas à chercher à se mettre en évidence ou en tout cas, à se faire passer pour ce que l'on n'est pas. [...] Il ne faut pas salir le rire propre de l'homme. Philippe G : " Mon chat n'est plus marrant. Je l'ai flanqué d'un jeune mouton rigolo mais il reste sérieux. Il se prend même pour... Est-ce grave, docteur ? " Docteur G : " Non, Philippe. C'est l'âge. Tu as troqué ton bon humour contre une mauvaise humeur. D'intelligent et gentil, tu te rends " bête et méchant ". Pourtant, tu sais bien que " ta croisade d'humoriste engagé contre les sales cons " (les propres seraient exceptés ?) n'est qu'une connerie de plus parce que ce n'est pas en rappelant à un con qu'il est un sale con que tu le sauveras de sa connerie ; elle se consolidera. " [...] Philippe G : " Si je vous comprends bien, docteur, je ne fais que joindre un con de plus à tous ces cons immortels, d'ici-bas et de là-haut (selon ma Bible). " Docteur G : " Tu m'as bien compris, mon vieux Philippe. " Philippe G : " Moi vieux, docteur, non mais ! Vieux con toi-même, alors ! " Il n'est pas donné suite aux lettres ouvertes ou portant des adresses incomplètes. La rédaction raccourcit certaines lettres pour permettre un maximum d'opinions.Maurice Danloy, Alleur; Paul Bibo; Guillaume Versou, 1080 Bruxelles