Bravo à Rosanne Mathot pour le ton plaisant sur lequel elle présente la problématique du participe passé (LeVif/L'Express du 13 septembre). Mais, alors que j'ai enseigné le français pendant plus de trente ans, je ne vois pas l...

Bravo à Rosanne Mathot pour le ton plaisant sur lequel elle présente la problématique du participe passé (LeVif/L'Express du 13 septembre). Mais, alors que j'ai enseigné le français pendant plus de trente ans, je ne vois pas la difficulté de son accord avec " avoir ". Il est vrai que la façon traditionnelle de l'expliquer aux élèves peut les traumatiser. Voyons l'exemple cité dans cet article avec les fraises. Au lieu de chercher où est placé le complément d'objet direct, il suffit de voir où elles se trouvent dans la phrase par rapport au verbe : - " J'ai mangé des fraises " : comme elles sont après le verbe, je n'ai pas pu en manger, d'où pas d'accord ; - " Les fraises que j'ai mangées " : comme j'en avais avant le verbe, j'ai donc pu me servir, d'où accord. Cette explication n'est certes pas très orthodoxe, mais elle se révèle beaucoup plus efficace pour les élèves à qui j'ai toujours suggéré de trouver des trucs - pompeusement baptisés moyens mnémotechniques - pour leur faciliter la mémorisation. Je ne pense pas que " P.P. quitta le café sur un brancard ", mais qu'il y est resté pour en siroter quelques-unes !