Comment mettre en voix la littérature, la faire vivre, la faire voir ? Cette question, cela fait plus de dix ans maintenant que Passa Porta en fait son affaire. Etablie depuis 2004 dans une imposante maison de la rue Dansaert à Bruxelles, l'institution bilingue, subsidiée par les fonds des lettres des deux...

Comment mettre en voix la littérature, la faire vivre, la faire voir ? Cette question, cela fait plus de dix ans maintenant que Passa Porta en fait son affaire. Etablie depuis 2004 dans une imposante maison de la rue Dansaert à Bruxelles, l'institution bilingue, subsidiée par les fonds des lettres des deux communautés linguistiques, se partage sur autant d'étages que de missions, librairie plurilingue au rez-de-chaussée, pôle international des littératures un peu plus haut, d'où se pilote l'ensemble des autres activités maison : rencontres publiques (Orhan Pamuk, Siri Hustvedt, David Grossman, Javier Marias, Antonio Lobo Antunes ne sont que quelques-uns des grands noms ayant visité Passa Porta dernièrement), clubs de lecture, soirées débats mais aussi résidences d'écriture pour écrivains du monde entier (Jonathan Coe a, par exemple, écrit Expo 58 lors de l'une d'elles). Programmé tous les deux ans, le festival international Passa Porta en est la carte de visite la plus visible et la plus prestigieuse. Du 24 au 26 mars, le temps de trois soirées et deux jours, plus de 100 auteurs de 17 nationalités et 6 langues investiront 19 lieux de Bruxelles, de la Bellone au Beursschouwburg en passant par Bozar - des endroits parfois renommés pour l'occasion, à l'image de ce " BartleBar " (un hommage à l'anti-héros de Melville), nous rappelant que la grande littérature, comme le printemps, parfois enivre. Proposition de quatre itinéraires subjectivement balisés. Pour plus d'informations : www.passaporta.be YSALINE PARISIS