Le titre tout en consonnes intrigue. JRSLM (1) dissimule un mot quasi tabou sur un campus dédié au libre arbitre : celui de Jérusalem, ville trois fois sainte adoubée par autant de monothéismes. Une provocation ? Affirmatif, si l'on en croit Hans De Wolf, le commissaire à la base de l'initiative... même si l'homme concède que, débarrassé de ses voyelles, l'intitulé de l'exposition entend ménager les susceptibilités laïques. C'est que l'événement met le doigt sur une problématique actuelle. Le curateur d'expliquer : " Nous sommes les héritiers d'un paradoxe irrésolu qui nous arrive en droite ligne du siècle précédent. D'une part, notre société prend une orientation quasi insupportablement rationnelle, avec tout ce que cela implique de codes et de contrôles, d'objectifs à atteindre et de menaces à gérer ; alors que, d'autre part, les actualités regorgent de jour en jour d'informations témoignant d'intolérance religieuse, de conflits menés au nom de diverses croyances. "
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