On croit rêver : le patron du Crac, le Centre régional wallon d'aide aux communes, qui impose à certaines d'entre elles des contrats de gestion, des conditions drastiques de retour à l'équilibre, qui fixe leur capacité d'emprunt, qui leur dicte ce qu'elles peuvent et ne peuvent pas faire en matière budgétaire, est un bourgmestre ! Claude Parmentier (PS), bourgmestre de Wanze (13 258 habitants), près de Huy, est en effet le directeur général du Crac depuis sa fondation en 1995...

On croit rêver : le patron du Crac, le Centre régional wallon d'aide aux communes, qui impose à certaines d'entre elles des contrats de gestion, des conditions drastiques de retour à l'équilibre, qui fixe leur capacité d'emprunt, qui leur dicte ce qu'elles peuvent et ne peuvent pas faire en matière budgétaire, est un bourgmestre ! Claude Parmentier (PS), bourgmestre de Wanze (13 258 habitants), près de Huy, est en effet le directeur général du Crac depuis sa fondation en 1995. Ce licencié en maths s'est depuis longtemps spécialisé en finances locales, et est d'ailleurs devenu expert au cabinet du ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS). Le Crac est un OIP (organisme d'intérêt public) wallon chargé d'accompagner communes et provinces en matière budgétaire, mais aussi de financer des infrastructures sportives, médicales, touristiques ou de gestion des déchets, ainsi que des logements ou des bâtiments publics (maisons communales, casernes de pompiers, crèches...). Le Crac est donc un outil essentiel au service des communes, dispensateur de moyens et gendarme des dettes et dépenses. " Si ma commune avait connu un souci, explique Claude Parmentier, dont la compétence n'est pas ici mise en cause, si elle avait dû demander l'aide du Crac, j'aurais immédiatement pris du recul. On n'a jamais rien pu me reprocher, sur les plans des principes ou de l'éthique. "En octobre, Claude Parmentier conduira la liste PS à Wanze, la commune dont il gère les finances depuis 1983, d'abord comme échevin, ensuite comme bourgmestre depuis 1999. Il sait qu'il ne pourra plus mener ses deux carrières de front, celle de directeur d'un OIP d'un côté, de premier magistrat communal, de l'autre. Il a opté pour la commune. " Mon choix est fait, répond-il : je suis respectueux des lois, et donc je les appliquerai, même si ce n'est pas de gaieté de c£ur. Je pars parce que je dois. J'aurai 60 ans en septembre, et je ne dois pas démissionner, puisque je reste agent statutaire de la Région wallonne. Mais le mandat communal est le plus important pour moi. J'estime que j'ai encore quelques années à donner. Quand on veut faire de la politique, et occuper un mandat local, celui qui est le plus proche des gens, il n'y a pas besoin d'écrits pour vous dicter l'éthique. J'ai la conscience tranquille. Aucun texte n'empêchera jamais le comportement humain. "M.D." J'ai encore quelques années à donner "