Naruhito est devenu, le 1er mai, le 126e empereur du Japon, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour raisons de santé. Le nouveau souverain, qui ressemble physiquement de plus en plus à l'" empereur émérite ", marchera très probablement dans ses pas : comme Aki...

Naruhito est devenu, le 1er mai, le 126e empereur du Japon, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour raisons de santé. Le nouveau souverain, qui ressemble physiquement de plus en plus à l'" empereur émérite ", marchera très probablement dans ses pas : comme Akihito, il devrait conjuguer proximité avec la population et attachement indéfectible à la paix. Naruhito a solennellement proclamé son intronisation le 22 octobre au cours d'une cérémonie au palais impérial de Tokyo en présence de 2 000 invités, dont les chefs d'Etat et dignitaires de quelque 180 pays. Parmi eux, le roi Philippe et la reine Mathilde. Points communs entre le roi des Belges et le monarque nippon : tous deux auront 60 ans au début de l'an prochain et ont une fille née en 2001. Mais alors que la princesse Elisabeth, fille aînée de Philippe et Mathilde, sera un jour la première reine régnante de Belgique, la princesse Aiko, unique enfant de Naruhito et de son épouse Masako, n'accédera au trône que si le principe d'étendre le droit de succession aux femmes est adopté par le Parlement. Le débat à ce sujet, ouvert à la suite de la naissance d'Aiko, s'est enlisé avec la naissance, en 2006, du prince Hisahito, fils du frère de Naruhito. Plus de 80 % des Japonais sont favorables à ce qu'une femme accède au trône. Mais cette perspective est frappée d'anathème par la droite.