Nous avons essayé de devenir votre ami sur Facebook. Impossible... E Le but de Facebook, c'est de permettre aux gens de partager tout ce qu'ils veulent avec leurs vrais amis, ceux qu'ils côtoient dans la vie : des photos, des vidéos, des messages... Les demandes d'amitié sont donc faites pour être adressées aux gens que vous connaissez déjà. Mais, maintenant que nous avons fait connaissance, nous pouvons être amis.
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Nous avons essayé de devenir votre ami sur Facebook. Impossible... E Le but de Facebook, c'est de permettre aux gens de partager tout ce qu'ils veulent avec leurs vrais amis, ceux qu'ils côtoient dans la vie : des photos, des vidéos, des messages... Les demandes d'amitié sont donc faites pour être adressées aux gens que vous connaissez déjà. Mais, maintenant que nous avons fait connaissance, nous pouvons être amis. Aviez-vous anticipé le succès de Facebook ? E Au départ, nous n'avions pas vraiment l'intention de créer une entreprise. Tout ce que nous voulions, c'était permettre aux gens de partager plus d'informations, notamment à propos de leur vie personnelle. Nous avons commencé avec les étudiants de notre campus, à Harvard, puis des gens d'autres universités se sont greffés sur le réseau. Et, aujourd'hui, nous comptons 100 millions d'utilisateurs à travers le monde. C'est une belle surprise. Vous avez 24 ans... Vous êtes-vous senti dépassé, à un moment donné ? E Ce serait prétentieux d'affirmer que je fais tout, tout seul. Depuis le début de l'aventure, il y a autour de moi beaucoup de gens très talentueux, des ingénieurs, des chefs de produit, des développeurs, qui, tous, savent exactement ce qu'ils ont à faire. Nous sommes 700 à faire avancer l'entreprise. Dustin Moskovitz, l'un de ceux avec qui vous avez fondé Facebook, vient de vous quitter pour créer sa propre start-up... E Il n'est pas le premier à nous quitter. J'étais au courant de sa volonté de passer à autre chose. Il est très doué et je lui souhaite de réussir. Chez Yahoo!, chez Google, les fondateurs ont ressenti le besoin de passer le relais à quelqu'un de plus expérimenté pour développer leur entreprise. Et vous ? E L'important n'est pas forcément de savoir qui est le PDG, mais quelle est l'équipe. J'ai engagé des collaborateurs très expérimentés cette année, parmi lesquels Sheryl Sandberg, qui travaillait chez Google et qui est maintenant directrice opérationnelle chez nous. Elle va notamment s'occuper de tout le développement international. Dans dix ans, vous serez donc toujours à la tête de Facebook... E J'ai une vision à long terme. Rendre le monde plus ouvert, aider les gens à partager l'information, ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Nous ne sommes qu'au début de l'histoire. Il reste encore de nombreux pays où notre croissance commence à peine. Dans certains pays, de 30 à 40 % des internautes sont sur Facebook. La marge de progression est donc énorme. Craignez-vous la concurrence des nouveaux réseaux sociaux, comme Twitter ou FriendFeed ? E Le succès de Twitter et de FriendFeed nous ravit, d'autant plus qu'ils sont maintenant compatibles avec Facebook. Cela signifie que notre outil est bon. Beaucoup d'utilisateurs de Facebook redoutent que leurs données personnelles ne soient utilisées à des fins commerciales... E Nous avons le souci constant de protéger la vie privée des utilisateurs et nous prenons leur avis en considération. Beaucoup de gens donnent ainsi leur numéro de téléphone portable sur Facebook. S'ils avaient juste le choix entre le communiquer à tout le monde ou à personne, ils ne le donneraient à personne, n'est-ce pas ? Mais, puisque nous leur offrons la possibilité de choisir, ils nous font confiance. C'est la même chose avec les photos d'une fête, que vous voulez montrer à vos amis mais pas à votre patron. Vous pouvez dorénavant décider qui y aura accès. La crise vous inquiète-t-elle ? E Je pense que la crise va affecter tout le monde, d'une façon ou d'une autre. Si nous avions eu le projet d'entrer en Bourse, la crise financière aurait effectivement posé un problème. Mais, nous l'avons toujours dit, nous ne le ferons pas avant plusieurs années. Nous pensons d'abord à assurer la croissance de Facebook à travers le monde et à bien établir notre business model... Lequel est fondé sur la publicité. Ne risquez-vous pas de souffrir, avec la récession qui s'annonce ? E Si notre but était de dégager un maximum de profit, alors oui. Mais ce n'est pas le cas, pas pour le moment. Nous cherchons simplement à dégager suffisamment d'argent pour financer notre développement. Et puis je crois sincèrement que, si elle a un bon produit à proposer, une entreprise peut se construire, même quand les temps sont durs.