La Grande Guerre ne les a pas rendus fous. Ils l'étaient déjà avant que ne retentisse le premier coup de canon. C'est un drame dans le drame qui se joue à l'heure de l'invasion allemande en août 1914, qui se noue dans les 56 asiles que compte le pays. Comme tous les Belges sains d'esprit, la vie de 19 000 interné(e)s bascule. Mais c'est une double peine qui les attend pour quatre ans. " L'abandon des aliénés à leur propre sort en Belgique occupée est un fait historique indiscutable ", affirment Benoît Majerus (Université du Luxembourg) et Anne Roekens (UNamur) au terme d'une enquête qui dévoile cette tache noire sur le soutien apporté aux...