Trente secondes à peine la séparaient d'un deuxième titre mondial. Trente secondes pour résumer toute une vie de travail. Le 12 octobre, en finale des Championnats du monde de gymnastique artistique, la tension est énorme pour Nina Derwael, spécialiste de...

Trente secondes à peine la séparaient d'un deuxième titre mondial. Trente secondes pour résumer toute une vie de travail. Le 12 octobre, en finale des Championnats du monde de gymnastique artistique, la tension est énorme pour Nina Derwael, spécialiste des barres asymétriques. Ça tombe bien : la gymnaste de 19 ans, originaire de Saint-Trond, carbure à la pression. " Si je ne m'en mets pas, ça marche moins bien ", confiait-elle après son premier titre mondial décroché à Doha, en novembre 2018. Alors, quand elle s'élance dans l'arène silencieuse de Stuttgart pour tenter de réitérer l'exploit, le temps semble s'arrêter. Précision, grâce, fluidité... D'emblée, les mouvements qu'elle enchaîne, jusqu'à la réception finale, ne laissent aucune place au doute. Après la révélation, la confirmation : Nina Derwael reste championne du monde aux barres asymétriques. Dans cette discipline où le sport se confond avec l'art, l'impression de facilité constitue un effort de tous les instants. Double championne d'Europe et désormais double championne du monde, la meilleure gymnaste belge de l'histoire veut à présent décrocher l'or olympique, lors des Jeux de Tokyo, en juillet et août 2020. En compagnie de ses coéquipières, les Red Eagles, dixièmes collectivement à Stuttgart.