" Je ne suis ni Maduro ni Trump ! " Andrés Manuel Lopez Obrador, " Amlo " (photo), arrivé largement en tête de la présidentielle mexicaine le 1er juillet, tient à se démarquer des épouvantails du continent auquel il est parfois assimilé : le président nord-américain, qui...

" Je ne suis ni Maduro ni Trump ! " Andrés Manuel Lopez Obrador, " Amlo " (photo), arrivé largement en tête de la présidentielle mexicaine le 1er juillet, tient à se démarquer des épouvantails du continent auquel il est parfois assimilé : le président nord-américain, qui piétine un à un les accords internationaux ; et le dirigeant vénézuélien, responsable du naufrage de son pays. Après deux tentatives, en 2006 et en 2012, le candidat de gauche a gagné l'adhésion de ses concitoyens, excédés par les scandales à répétition, la violence liée aux cartels de la drogue et les inégalités légués par ses prédécesseurs. Fils de petits commerçants du Tabasco, l'une des provinces les plus pauvres du Mexique, Amlo, 64 ans, promet l'accès à l'éducation - " becarios si, sicarios no " (des boursiers, pas des tueurs à gages) - et jure de s'attaquer à la corruption. Sa volonté de " faire l'histoire " inquiète une partie de ses opposants. " Sa campagne a fait écho à l'idée du dirigeant providentiel très présent dans l'imaginaire social en Amérique latine, observe David Recondo, chercheur au Ceri Sciences po, à Paris. Pour autant, la comparaison avec Hugo Chavez ou Nicolás Maduro est exagérée. Le dirigeant mexicain a su se montrer pragmatique lorsqu'il a été maire de Mexico. " En attendant, Amlo a promis de " remettre Trump à sa place ". En a-t-il les moyens ?