L'Allemagne devra attendre au moins jusqu'au mois de janvier 2018. Pour se doter d'un gouvernement enfin stable et éviter de nouvelles élections, Angela Merkel poursuit ses négociations avec Martin Schulz, le chef en sursis d'un SPD vaincu. Mais le SP...

L'Allemagne devra attendre au moins jusqu'au mois de janvier 2018. Pour se doter d'un gouvernement enfin stable et éviter de nouvelles élections, Angela Merkel poursuit ses négociations avec Martin Schulz, le chef en sursis d'un SPD vaincu. Mais le SPD n'a rien à gagner à signer un chèque en blanc à la chancelière : il est question d'obtenir un fauteuil essentiel, celui de l'Economie, de discuter pied à pied des autres ministères, et de suivre une ligne résolument proeuropéenne. Au point que Schulz serait favorable à un gouvernement minoritaire, dirigé par Merkel mais dans lequel les sociaux-démocrates ne seraient pas acquis à toutes les décisions, laissant à cette dernière, au " coup par coup ", le plaisir d'aller solliciter au besoin le soutien des Verts, par exemple sur les questions énergétiques... Ces tractations sont d'autant plus compliquées que le ministre de l'Agriculture du gouvernement transitoire s'est octroyé le droit de dire oui à la reconduction de l'usage du glyphosate, la semaine dernière, contre l'avis de la chancelière, du SPD et des Verts. Une poutre dans l'oeil de Merkel, qui veille de l'autre oeil à la courbe des sondages : plus de 60 % des Allemands sont favorables à la reconduction de la coalition CDU-CSU/SPD.