Un enquête télévisuelle récente a démontré, une fois encore, l'incurie structurelle à l'oeuvre dans certaines sociétés d'habitations sociales. Les locataires paient des loyers et des charges exorbitants pour survivre dans des logements insalubres, dangereux pour la santé et sans aucune sécurité. En f...

Un enquête télévisuelle récente a démontré, une fois encore, l'incurie structurelle à l'oeuvre dans certaines sociétés d'habitations sociales. Les locataires paient des loyers et des charges exorbitants pour survivre dans des logements insalubres, dangereux pour la santé et sans aucune sécurité. En filigrane du reportage, les maux habituels : gabegie, corruption, détournements, clientélisme, menace, népotisme, incompétence, illégalité... Pourquoi poursuivre dans cette voie ? Cette politique d'habitations sociales est un gouffre qui n'atteint pas les objectifs : une offre de logements décents pour personnes défavorisées. Par contre, on comprend à nouveau que certains profitent du crime sans vergogne. La plupart des logements privés à loyers modérés sont dans un bien meilleur état de salubrité que ces bidonvilles publics ! D'ailleurs, il faut rappeler qu'un locataire d'un logement insalubre est en droit de mettre son propriétaire en demeure d'effectuer les travaux nécessaires. Les locataires ne se privent pas de cette possibilité quand leurs bailleurs sont privés. Pourquoi ne le font-ils pas face à l'incurie des bailleurs publics ? Un climat de terreur en serait la raison. Qu'on revende tous ces logements publics à leurs locataires ou à des bailleurs privés. Il est certain que le parc immobilier locatif serait mieux construit, mieux entretenu et mieux géré. A l'avantage des personnes défavorisées, rien n'empêche de fournir des chèques logement à ceux et celles qui en auraient besoin.