L'attribution d'une voiture de société est plus que jamais populaire : un nombre croissant de cadres et d'employés en bénéficient, parfois dès les niveaux " juniors ". Le bureau de conseil Mercer a passé au crible les politiques de voiture de 50 entreprises, en majorité de grandes sociétés, totalisant 25 000 employés et 7 300 véhicules. On y lit que plus de neuf dirigeants, cadres supérieurs et moyens sur dix disposent d'une voiture de société. Un cadre junior sur deux est dans le cas, pour 18 % des employés de niveau " professionnel ". " Pour ces derniers, on constate une augmentation marquante de l'éligibilité à cet avantage au cours des deux dernières années ", commente Diane Motmans, consultante chez Mercer HR Consulting. C'est dans les départements ventes et marketing, informatique ainsi qu'en finance que l'on a le plus de chances de bénéficier d'un véhicule tôt dans sa carrière. ...

L'attribution d'une voiture de société est plus que jamais populaire : un nombre croissant de cadres et d'employés en bénéficient, parfois dès les niveaux " juniors ". Le bureau de conseil Mercer a passé au crible les politiques de voiture de 50 entreprises, en majorité de grandes sociétés, totalisant 25 000 employés et 7 300 véhicules. On y lit que plus de neuf dirigeants, cadres supérieurs et moyens sur dix disposent d'une voiture de société. Un cadre junior sur deux est dans le cas, pour 18 % des employés de niveau " professionnel ". " Pour ces derniers, on constate une augmentation marquante de l'éligibilité à cet avantage au cours des deux dernières années ", commente Diane Motmans, consultante chez Mercer HR Consulting. C'est dans les départements ventes et marketing, informatique ainsi qu'en finance que l'on a le plus de chances de bénéficier d'un véhicule tôt dans sa carrière. Une certitude : les voitures de société représentent, pour de nombreux employés, une part importante du package de rémunération. Mais les sommets atteints par le baril de pétrole en 2008 et la crise économique actuelle ont mis les budgets concernés sous pression. En 2008, 64 % des entreprises sondées ont procédé à l'adaptation de leur politique voiture et 38 % l'ont fait pour réduire les coûts. Quelque 35 % justifient la révision par un alignement sur les conditions du marché, une même proportion l'explique pour des raisons environnementales. Près de six répondants sur dix considèrent par ailleurs que la prochaine révision de leur politique sera guidée par des préoccupations de coûts. " Les initiatives en matière d'environnement et d'économie sont souvent liées ", commente Diane Motmans. Le budget prévu pour les voitures de société inclut désormais la cotisation de CO2, afin de motiver les employés à choisir des voitures avec une émission moins élevée. Face à cette nouvelle réglementation, de nombreuses entreprises imposent des émissions de CO2 maximales, généralement fixées à 175g/km pour les véhicules diesel et 190g/km pour les véhicules roulant à l'essence. Pratiquement, pour les entreprises où le choix d'un véhicule de société était très large, les monovolumes et les SUV, jusqu'ici véritables blockbusters des flottes, sont tombés dans les catégories les moins avantageuses. Aujourd'hui, la tendance des entreprises s'oriente plutôt vers la réduction de ce grand choix à quelques modèles par catégorie. La sélection d'un véhicule plus " vert " et moins gourmand à la pompe est également importante pour le poste " carburant ", une autre ligne sensible dans le budget total. Si l'on y ajoute des formations à l'" éco-conduite ", qui peuvent faire épargner jusqu'à 10 % sur la consommation, les économies peuvent très vite " chiffrer ". Ces formations agissent sur la sensibilisation et la responsabilisation du conducteur. En lui enseignant comment conduire de manière plus économique, écologique et sécurisée, en l'amenant, par ailleurs, à contribuer aux coûts en cas d'accident pour lequel il serait en tort ; en lui facturant les dégâts en cas de négligence dans l'entretien de la voiture ; etc., on estime les gains sur les coûts d'exploitation (pneus, freins, etc.) du véhicule à 10 %, au minimum. Ces mesures peuvent également être couplées à d'autres, comme le passage d'une " politique en matière de voitures de société " à une " politique en matière de mobilité ". Une minorité croissante de sociétés propose, en effet, à la fois la voiture de société et l'emploi des transports en commun, parfois avec parking inclus ou des initiatives en tout genre pour favoriser l'utilisation des transports en commun. Certaines vont même plus loin en proposant un " budget mobilité " permettant d'opter pour une voiture d'un modèle inférieur et d'utiliser le solde du budget à d'autres fins, en y ajoutant les possibilités de télétravail, de bureau satellite et de partage de véhicule. > 24 % des sociétés consultées paient le car-wash (avec limite du nombre/montant dépensé) > 26 % interdisent explicitement au conducteur d'utiliser son GSM en conduisant si la voiture n'est pas équipée d'un kit mains libres > 47 % octroient une voiture aux employés à temps partiel au même titre qu'à ceux travaillant à temps plein > 52 % se refusent d'octroyer des 4 x 4 et 94 % des voitures de sport > 74 % persistent à rendre l'option " air conditionné " obligatoire > 78 % autorisent le partenaire, voire les enfants, à conduire le véhicule (pour autant qu'ils aient leur permis de conduire). c.l.g.