Pas de quoi s'affoler, même si la décrue, par rapport aux années précédentes, est plutôt importante. 0,6 % : ce serait, d'après les notaires provinciaux, le (faible) pourcentage de baisse qu'aurait subi le prix moyen des maisons unifamiliales en Brabant wallon, pour 2008 s'entend, tous types de biens confondus et toutes communes. Ce chiffre doit donc être nuancé. Par type de biens, d'abord : les villas auraient, par exemple, perdu 5 % de valeur. On peut donc considérer que, de leur côté, les maisons unifamiliales ont gardé la tête hors de l'eau. Par commune ensuite : la province connaît une situation duale. 13 communes sur 27 auraient ainsi vu leurs prix diminuer ; les 14 autres ayant suivi le mouvement inverse.
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Pas de quoi s'affoler, même si la décrue, par rapport aux années précédentes, est plutôt importante. 0,6 % : ce serait, d'après les notaires provinciaux, le (faible) pourcentage de baisse qu'aurait subi le prix moyen des maisons unifamiliales en Brabant wallon, pour 2008 s'entend, tous types de biens confondus et toutes communes. Ce chiffre doit donc être nuancé. Par type de biens, d'abord : les villas auraient, par exemple, perdu 5 % de valeur. On peut donc considérer que, de leur côté, les maisons unifamiliales ont gardé la tête hors de l'eau. Par commune ensuite : la province connaît une situation duale. 13 communes sur 27 auraient ainsi vu leurs prix diminuer ; les 14 autres ayant suivi le mouvement inverse. A la fin du premier trimestre 2008, avant même que la crise financière ne frappe à nos portes, Me Jean-Paul Mignon avait tiré la sonnette d'alarme : plusieurs communes du Brabant wallon avaient vu le prix de leurs unifamiliales baisser de plus de 5 %, quand d'autres, a contrario, avaient continué à progresser. Six mois plus tard, le constat n'a pas changé : " Les hausses et les baisses de prix constatées en juin se sont confirmées en décembre. Ce qui me frappe, c'est que ce sont les communes les moins huppées, comme Tubize et Rebecq, qui ont continué de voir leur valeur augmenter. " Au contraire, des communes comme Waterloo et Lasne semblent, elles, avoir connu une année 2008 empreinte de morosité immobilière (entre 5 et 10 % de perte). " J'ai eu la "chance" de subir la crise en 1980 comme stagiaire : je sais donc que, dans ces cas-là, ce sont toujours les prix les plus élevés qui subissent les moins-values les plus importantes. La morosité se vend dans la presse : les candidats-acquéreurs ne suivent plus le souhait des vendeurs. "Constante : la différence de prix entre les communes les plus chères et les plus abordables reste importante. Il est ainsi 2,8 fois moins cher d'acheter une maison à Hélécine (158 500 euros de moyenne) qu'à Lasne (455 000 euros). Quand il évoque l'automne 2008, au niveau immobilier, le professionnel parle tout simplement d'arrêt sur image : " En novembre, la personne qui s'occupe des visites pour les notaires du Brabant wallon m'a appelé, angoissée, en me disant qu'elle n'avait plus aucune visite à effectuer. " Pour info, le nombre d'actes passés par les notaires en janvier 2009 (ce qui reflète les compromis passés un, deux ou trois mois auparavant) aurait baissé de 25 % par rapport à sa valeur de janvier 2008. Jean-Paul Mignon se dit pourtant optimiste pour la suite, du moins en ce qui concerne le marché compris entre 100 000 et 250 000 euros : taux d'intérêt et inflation en baisse, pouvoir d'achat pas si érodé que cela, le marché " pourrait se stabiliser ". En attendant, Me Mignon reconnaît que, " sur tous les biens qui s'écoulent, il faut que les vendeurs baissent leur prétention de 15 % s'ils souhaitent trouver des acheteurs ". On en revient, dès lors, au sempiternel débat entre valeur de convenance et valeur réelle du bien : quand on parle de diminution des prix, il faut toujours avoir ces éléments à l'esprit. Au niveau de la valeur des terrains, les notaires du Brabant wallon invitent à la prudence : " Les terrains entre 5 et 10 ares ont manifestement encore pris de la valeur devant l'énorme demande qu'on retrouve à ce niveau. Mais, pour les fonciers, toutes surfaces confondues, il faut se méfier : les surfaces moyennes ont augmenté de la même manière que les prix moyens, ce qui signifie que le chiffre au mètre carré est à peu près semblable à celui de l'an dernier ", conclut le notaire Mignon. Le lopin de terre le plus cher se trouve ainsi à Waterloo (270 euros/m2), pour 86 euros/m2 à Jodoigne, dans le bas du classement. G.V.