LA PLUS HAUTE

A ce jour, la plus haute tour de Belgique est, encore et toujours, la tour du Midi, appelée aussi tour des Pensions. Située en face de la gare du Midi, à Saint-Gilles (Bruxelles), elle compte 37 étages et culmine à 150 mètres. Rénovée entre 1996 et 1999, la Midi Tower est le seul " gratte-ciel " belge (on considère en général qu'un bâtiment doit atteindre 150 mètres pour être appelé gratte-ciel).
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A ce jour, la plus haute tour de Belgique est, encore et toujours, la tour du Midi, appelée aussi tour des Pensions. Située en face de la gare du Midi, à Saint-Gilles (Bruxelles), elle compte 37 étages et culmine à 150 mètres. Rénovée entre 1996 et 1999, la Midi Tower est le seul " gratte-ciel " belge (on considère en général qu'un bâtiment doit atteindre 150 mètres pour être appelé gratte-ciel). Les plupart des autres tours les plus hautes du pays se situent également à Bruxelles. Rénovée entre 2006 et 2008, la tour des Finances, boulevard du Jardin Botanique, affiche 144 mètres. Elle domine de quelques mètres la tour Dexia, place Rogier (137 mètres), construite entre 2003 et 2006, après la démolition de la " tour Martini ". Quatrième tour la plus haute, occupée par la Commission européenne : le Madou Plaza (113 mètres), dont la rénovation a été achevée en 2006. Construite entre 1954 et 1957, la Prévoyance sociale (P&V Assurances), au sommet du jardin Botanique, est la doyenne des tours bruxelloises. La mouvance socialiste est donc à l'origine du plus ancien building de bureaux de la capitale, dont le modèle est un gratte-ciel new-yorkais. C'est, en outre, la première apparition en Europe d'une ossature métallique et d'un mur-rideau. Inspirés, eux aussi, du style international en vogue, le Centre international Rogier (1957-1961), l' hôtel Westbury (1962-1963) et la tour Madou (1963-1965) font de Bruxelles une pionnière de la construction verticale. La tour du Sablon (86 mètres), qui a défiguré un des quartiers les plus anciens du centre, est le symbole de la naissance des luttes urbaines à Bruxelles. Sa construction, entre 1964 et 1968, a provoqué un réveil citoyen aussi brutal que salutaire. Un journaliste du Soir, Jean Tordeur, a allumé la mèche dans un article publié en avril 1966. Cet appel est à l'origine du premier comité de quartier bruxellois, l'ASBL Quartier des Arts. L'ombre noire de la tour ITT, construite entre 1969 et 1973, en surplomb des jardins de l'abbaye de la Cambre, a catalysé les protestations de toutes les associations sensibles à la préservation du patrimoine et du cadre de vie. Ces groupements ont dénoncé l'urbanisme du fait accompli, où les décisions politiques se prennent discrètement, dans l'intérêt de quelques groupes financiers. Désormais, les tours se concentreront au quartier Nord, seul lieu où elles ne suscitent plus la polémique. O.R.