La firme pharmaceutique MSD commercialise depuis plus de 50 ans des vaccins et apporte ainsi une belle contribution à la maîtrise de maladies infectieuses dangereuses comme la polio, la rougeole, l'hépatite, les infections à pneumocoques ou encore le cancer du col de l'utérus. L'entreprise a toutefois aussi régulièrement été aux premières loges pour constater que les nouveaux vaccins - comme ceux contre la covid-19 - suscitent souvent bien des doutes et...

La firme pharmaceutique MSD commercialise depuis plus de 50 ans des vaccins et apporte ainsi une belle contribution à la maîtrise de maladies infectieuses dangereuses comme la polio, la rougeole, l'hépatite, les infections à pneumocoques ou encore le cancer du col de l'utérus. L'entreprise a toutefois aussi régulièrement été aux premières loges pour constater que les nouveaux vaccins - comme ceux contre la covid-19 - suscitent souvent bien des doutes et des questions chez les citoyens. "Que les gens posent des questions sur la vaccination est une bonne chose, estime Brecht Vanneste, managing director chez MSD Belgique. Le doute est permis. Il est très important pour nous d'entrer en dialogue avec les citoyens et les patients." Lui-même n'est pas partisan d'une vaccination obligatoire. "Nous ne croyons pas à cette approche et préférons investir dans la participation des patients dans leur santé." Après avoir un temps investi dans des vaccins contre le coronavirus, MSD s'est recentrée sur les antiviraux. Brecht Vanneste lui-même suit de près la crise covid-19: "Elle a provoqué énormément de souffrances, mais j'espère que tout le monde, y compris le secteur pharmaceutique, en tirera les leçons. Nous collaborons avec les autorités et d'autres structures de recherche comme les universités afin de développer le plus rapidement possible des vaccins sûrs et efficaces. Espérons que cela fera enfin évoluer l'image que certains ont de l'industrie pharmaceutique." La crise offre aussi la possibilité de repenser le système de financement. "Dans le modèle actuel, nous dépendons de quelques produits à succès qui contribuent à financer la recherche sur les innombrables molécules candidates qui seront finalement abandonnées. Il faudrait faire autrement, et mieux. Nous devons réfléchir, en concertation avec les autorités, à un modèle qui permettrait de garder le prix des produits couronnés de succès à un niveau abordable, sans mettre en péril la recherche sur les maladies contre lesquelles il n'existe pas encore de remède efficace. Il faudrait investir davantage dans la prévention, et notamment dans la vaccination. Cela contribuerait à niveler les inégalités de santé et à obtenir une meilleure qualité de vie à l'échelon de la population", conclut Brecht Vanneste.