1. Mahmoud Ahmadinejad

Agé de 52 ans, le président sortant, ultraconservateur, a choyé depuis quatre ans l'électorat populaire qui l'a porté au pouvoir : subventions, dons en liquide, etc. Les membres de la classe moyenne lui reprochent sa politique économique inflationniste. Coutumier des provocations et chef autoproclamé du camp " anti-impérialiste ", il qualifie la Shoah de " grosse tromperie " et les résolutions de l'ONU sanctionnant l'Iran pour son programme nucléaire de " bouts de papier ". Pendant la campagne, ce populiste a ouvertement attaqué des figures emblématiques du régime.
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Agé de 52 ans, le président sortant, ultraconservateur, a choyé depuis quatre ans l'électorat populaire qui l'a porté au pouvoir : subventions, dons en liquide, etc. Les membres de la classe moyenne lui reprochent sa politique économique inflationniste. Coutumier des provocations et chef autoproclamé du camp " anti-impérialiste ", il qualifie la Shoah de " grosse tromperie " et les résolutions de l'ONU sanctionnant l'Iran pour son programme nucléaire de " bouts de papier ". Pendant la campagne, ce populiste a ouvertement attaqué des figures emblématiques du régime. Principal rival d'Ahmadinejad lors de la présidentielle du 12 juin, ce conservateur modéré, âgé de 67 ans, revient sur le devant de la scène après une éclipse de deux décennies. Cofondateur du Parti islamique, qui a soutenu, en 1979, le retour de l'ayatollah Khomeini, il est Premier ministre, entre 1981 et 1989, lors de la guerre avec l'Irak. Cet homme discret, azéri natif de Tabriz, a été ensuite conseiller des présidents Rafsandjani, puis Khatami. Sans grand charisme, il est soutenu par de nombreux jeunes des villes et par une partie de l'électorat féminin.Candidat outsider à la présidentielle du 12 juin, ce religieux de rang moyen est surnommé le " cheikh des réformes ". Agé de 72 ans et ex-président du Parlement (de 1990 à 1992 et de 2000 à 2004), il défend la libéralisation de l'économie et de la société. Lundi 15 juin, il est apparu dans une voiture - en tenue civile - auprès de Moussavi, lors d'une manifestation monstre d'opposants à Téhéran. A 69 ans, le Guide suprême de la révolution islamique occupe depuis dix ans le poste le plus élevé de la République islamique, au-dessus de la charge du président de la République, qu'il occupa lui-même entre 1981 et 1989. Ancien professeur de philosophie islamique, il est considéré comme un " dur " du régime et a qualifié de " vraie fête " la réélection contestée d'Ahmadinejad. Chef du Conseil de discernement depuis deux ans et ex-président de la République (de 1989 à 1997), ce fils d'agriculteurs aisé, âgé de 75 ans, serait l'un des hommes les plus riches du pays, avec une fortune personnelle estimée à plusieurs milliards de dollars. Ahmadinejad l'a accusé de corruption et de financer la campagne de son rival Mir Hossein Moussavi. Fils de religieux, cet ex-président réformateur (1997-2005) a contribué, sous son mandat, à améliorer les relations diplomatiques avec de nombreux pays. Il a suspendu pendant deux ans les travaux d'enrichissement d'uranium. D'abord candidat à l'élection présidentielle de 2009, il s'est ensuite retiré afin de soutenir celle de Hossein Moussavi. L'Association du clergé combattant, qu'il dirige, a dénoncé, au lendemain du scrutin, un " truquage massif des voix ". Maire de Téhéran depuis septembre 2005, où il a pris la succession de Mahmoud Ahmadinejad, cet ancien commandant des pasdaran et chef de la police a encouragé, à ce poste, certaines réformes. Son rôle pourrait être crucial dans l'encadrement des manifestations de rue dans la capitale.