Lancé en septembre 2005, le Plan de redressement de la Wallonie, baptisé plan Marshall, devait donner un coup d'accélérateur à l'économie wallonne. Un milliard et demi d'euros étaient investis au sein de quatre grands axes : le développement de pôles de compétitivité, les compétences pour l'emploi, la réhabilitation et la création de nouvelles infrastructures économiques, et la mise en place d'une nouvelle gouvernance.
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Lancé en septembre 2005, le Plan de redressement de la Wallonie, baptisé plan Marshall, devait donner un coup d'accélérateur à l'économie wallonne. Un milliard et demi d'euros étaient investis au sein de quatre grands axes : le développement de pôles de compétitivité, les compétences pour l'emploi, la réhabilitation et la création de nouvelles infrastructures économiques, et la mise en place d'une nouvelle gouvernance. La grande innovation : pour éviter le saupoudrage des financements, sans vision à long terme, le gouvernement wallon a décidé de porter son attention principalement sur cinq secteurs clés de l'économie du sud du pays. A savoir : la santé (Biowin), l'agro-industrie (Wagralin), le génie mécanique (Mecatech), le transport-logistique (Logistics in Wallonia) et l'aéronautique-spatial (Skywin). Au sein de chaque pôle, des appels à projets de collaboration entre entreprises, universités et centres de recherche ont été lancés. Ce programme a obtenu le budget le plus important du plan. Développer des formations personnalisées pour les demandeurs d'emploi devait permettre de mieux répondre aux besoins des entreprises. Outre le programme " Job focus " (formation axée sur les métiers en pénurie), le plan Marshall a lancé une série de formations qualifiantes ainsi qu'un programme " plan langues ". Au total, ce sont plus de 115 000 personnes qui ont participé aux formations, dont un peu moins de 30 000 pour l'apprentissage des langues. Le plan de redressement prévoit une série de créations, d'améliorations et de réhabilitations d'infrastructures et de sites industriels. Ce programme est difficilement évaluable actuellement, puisque la plupart des chantiers sont lancés mais n'ont pas encore abouti. Enfin, le plan Marshall voulait instaurer une nouvelle façon d'entreprendre en Wallonie en impliquant tous les acteurs politiques, économiques, et de la recherche. Le travail en réseau, la recherche de l'excellence et de l'innovation devaient en être les chevilles maîtresses. Il est beaucoup trop tôt pour tirer un bilan en termes économiques du plan Marshall. Les politiques ont fait leur évaluation. Les acteurs de terrain tireront leurs conclusions dans quelques années une fois leurs projets aboutis. C'est lors de la confrontation de leurs résultats avec ceux de leurs homologues européens et mondiaux qu'ils pourront tirer le bilan de l'ensemble des axes développés par le Plan de redressement de la Wallonie. A.F.