Le procès Intradel s'est ouvert avec un absent de marque, puisqu'un des principaux suspects ne peut être auditionné qu'en tant que témoin. Que le patron d'Innova ait explicitement reconnu avoir traité avec monsieur Mathot en person...

Le procès Intradel s'est ouvert avec un absent de marque, puisqu'un des principaux suspects ne peut être auditionné qu'en tant que témoin. Que le patron d'Innova ait explicitement reconnu avoir traité avec monsieur Mathot en personne n'a pas convaincu nos députés de lever l'immunité parlementaire de leur collègue (et ami de circonstance, le PS ayant trouvé un allié N-VA assez inattendu). Il serait simpliste de qualifier ceci d'un simple fait divers auquel nous nous sommes malheureusement habitués depuis un certain temps. La protection de monsieur Mathot par ses pairs est plus significative que la corruption possible de celui-ci. Elle nous montre que les citoyens ne sont pas égaux devant la loi, qu'il ne faut pas aller chercher plus haut, que la séparation des pouvoirs en Belgique n'est que théorique puisque ce sont les politiques qui décident de qui se présentera en justice. [...] Comment s'étonner que le citoyen ne se sente plus en phase avec la caste gouvernante, qu'il ait perdu sa confiance dans la justice ? Par un tel comportement, on place la Belgique au rang des républiques bananières, ni plus, ni moins. Gregory Morlighem, Froidmont