Enlisée depuis 2014 dans une guerre interminable au Yémen, l'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition internationale, a semblé vouloir relancer les discussions avec les rebelles houthis, de confession zaïdiste - une branche du chiisme -, soutenus par l'Iran. "...

Enlisée depuis 2014 dans une guerre interminable au Yémen, l'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition internationale, a semblé vouloir relancer les discussions avec les rebelles houthis, de confession zaïdiste - une branche du chiisme -, soutenus par l'Iran. " Nous poursuivons ces contacts pour parvenir à la paix au Yémen ", déclarait un haut responsable du régime saoudien, lequel est poussé dans le dos par le partenaire américain. Des propos intervenus au lendemain de la signature à Riyad, le 5 novembre, d'un accord de partage du pouvoir dans le sud du Yémen, parrainé par le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane. Cette guerre dans la guerre, qui ne faisait qu'aggraver une situation humanitaire catastrophique (déjà 100 000 morts), opposait les séparatistes du Sud, appuyés par les Emirats arabes unis, et les fidèles au gouvernement yéménite, soutenu quant à lui par Riyad. Or, les deux camps sont censés faire bloc pour combattre les rebelles houthis. A présent qu'est provisoirement conjuré l'éclatement du jeune Etat, réunifié seulement depuis 1990, les efforts de la coalition peuvent se concentrer sur une résolution du conflit avec les Houthis. A moins d'un nouveau regain de violence dans ce pays parmi les plus pauvres au monde, mais stratégiquement placé sur les routes du pétrole.