Le virus n'a pas le projet de tuer l'organisme qu'il habite. Le virus veut vivre. Il est un combattant qui se sent menacé par l'activité de son hôte, l'homme. Le virus nous force à penser notre rapport à ce monde que nou...

Le virus n'a pas le projet de tuer l'organisme qu'il habite. Le virus veut vivre. Il est un combattant qui se sent menacé par l'activité de son hôte, l'homme. Le virus nous force à penser notre rapport à ce monde que nous empruntons. Les scientifiques nous alertent vainement des risques que nous faisons courir à la Terre, à son environnement, à l'atmosphère... Les premiers indicateurs environnementaux manifestent des signes de soulagement de la diminution de l'activité de cet invité vorace. Cet homme embué, aveuglé par cette course folle pour exploiter au plus vite son hôte. Les morts suffiront-ils à interroger la folie humaine ? L'angoisse que nous connaissons aujourd'hui au sommet des courbes graphiques n'est pas neuve. Elle est en sourdine depuis un demi-siècle. Les mirages de la productivité l'anesthésient. Antidépresseurs et somnifères y concourent, au plus grand profit de l'industrie. Les discours guerriers entretiennent-ils notre soumission aux dieux de l'exploitation ? Tiens, cela fait quelques jours que les voies des réfugiés restent bloquées aux portes de l'Union européenne.