Ces vendredi 12 et samedi 13 janvier, les électeurs tchèques sont appelés aux urnes pour élire leur président. Le chef d'Etat sortant, Milos Zeman (photo), est le favori des sondages. Cet ancien membre du Parti social-démocrate a été le premier président tchèq...

Ces vendredi 12 et samedi 13 janvier, les électeurs tchèques sont appelés aux urnes pour élire leur président. Le chef d'Etat sortant, Milos Zeman (photo), est le favori des sondages. Cet ancien membre du Parti social-démocrate a été le premier président tchèque élu au suffrage universel direct en 2013. Il concourrait alors sous l'étiquette du Parti des droits civiques, de centre-gauche, qu'il venait de fonder. Depuis, Milos Zeman a pris quelques libertés avec les idéaux de la social-démocratie. Il fut un des principaux opposants au système des quotas d'accueil des migrants proposé par l'Union européenne ; il s'est affiché, à l'occasion de la campagne présidentielle, avec le chef du parti d'extrême droite Liberté et démocratie directe, Tomio Okamura ; et il s'est dit favorable au transfert de l'ambassade de Tchéquie en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, comme l'a fait Donald Trump. Il partage en outre avec le chef de la Maison-Blanche une haine des journalistes, qualifiés à l'occasion de " hyènes " et de " fumier " et devant lesquels il s'est plu à exhiber, lors d'une conférence de presse le 20 octobre, une réplique de... kalachnikov avec la mention " pour les journalistes ". A ses côtés, même le Premier ministre, l'homme d'affaires populiste Andrej Babis, apparaît comme un modéré.