Elise est la soeur ainée de Véronique, qui a six ans de moins et a été confrontée au cancer du sein à 46 ans. " Ce diagnostic, il a fallu un peu de temps pour l'avaler ", se souvient Elise. Pourtant, elle s'est portée au secours de sa soeur sans hésiter. " J'avais deux enfants et travaillais à temps plein à l'époque, mais ce n'était pas un obstacle. Je passais tous les jours chez ma soeur, qui est célibataire. " Et Elise continue d'accompagner sa soeur. " C'était il y a 11 ans. Mes enfants ont aujourd'hui quitté la maison et j'ai moi-même quatre petits-enfants, mais les jours où Véronique doit se rendre à l'hôpital pour son traitement post-cancer, un jour toutes les...

Elise est la soeur ainée de Véronique, qui a six ans de moins et a été confrontée au cancer du sein à 46 ans. " Ce diagnostic, il a fallu un peu de temps pour l'avaler ", se souvient Elise. Pourtant, elle s'est portée au secours de sa soeur sans hésiter. " J'avais deux enfants et travaillais à temps plein à l'époque, mais ce n'était pas un obstacle. Je passais tous les jours chez ma soeur, qui est célibataire. " Et Elise continue d'accompagner sa soeur. " C'était il y a 11 ans. Mes enfants ont aujourd'hui quitté la maison et j'ai moi-même quatre petits-enfants, mais les jours où Véronique doit se rendre à l'hôpital pour son traitement post-cancer, un jour toutes les 5 à 6 semaines, elle est prioritaire. Et tout le monde en tient compte. Ces jours-là, Véronique prend le train pour aller à l'hôpital et je vais la chercher après mon travail. Parfois, elle a des nausées après la perfusion et je l'accompagne chez elle. " Elise soutient sa soeur inconditionnellement, sans se poser de questions. Au contraire. " Tant que tout va bien, on n'a jamais le temps, philosophe-t-elle, mais quand quelque chose ne va pas, on arrive sans peine à se libérer. " Tout le monde n'en dira peut-être pas autant, mais pour Elise en tout cas, cela ne fait aucun doute. Véronique a de la chance de pouvoir puiser du réconfort auprès de sa soeur Elise. " Je remarque tout de suite quand elle a quelque chose sur le coeur ; je suis alors sa caisse de résonnance ", poursuit-elle. Le cancer du sein a indubitablement rapproché les deux soeurs. " Elle le ferait pour moi aussi, conclut Elise. Je n'ai aucun doute là-dessus. " Corise a fait la connaissance de Santoecha Rangai en 2006 pendant leurs études et elles sont restées en contact. Lorsque Santoecha a eu un cancer du sein quelques années plus tard, Corise a spontanément décidé de l'accompagner dans cette épreuve. " J'ai perdu il y a peu quelques membres de ma famille d'un cancer, dont ma belle-mère. C'est allé si vite qu'après sa mort, j'ai été assaillie par la culpabilité car je n'avais pas été suffisamment présente. Lorsque Santoecha m'a annoncé qu'elle avait un cancer du sein, je lui ai tout de suite fait savoir que je la soutiendrais. J'habitais alors encore aux Pays-Bas (je vis à Curaçao depuis 2017). Je suis professeur de biologie et j'ai lu beaucoup sur le cancer, l'alimentation et des manières alternatives pour augmenter ses défenses. " Corise a offert toutes ses connaissances à Santoecha sans jamais rien lui imposer. " Tout le monde a toujours des conseils à donner, ce que je ne voulais justement pas faire. Je lui demandais toujours au préalable si cela l'intéressait et je l'encourageais à se renseigner elle-même. " Santoecha témoigne comment Corise lui a appris à rester positive et à ne pas lutter. " Ce côté positif et joyeux, je le tiens de ma mère, sourit Corise. Toujours se plaindre ne mène nulle part. On a besoin de bienveillance dans le monde et d'un esprit constructif. Quand on est positif, on se sent plus heureux, même quand on se retrouve dans une situation difficile. Il est important de vivre le moment présent et de ne voir que l'ici et maintenant. " Cette sagesse de vie, Corise a su la transmettre à son amie et cela a renforcé leur amitié. " Je pense que nous devons être là pour les autres, comme nous aimerions que les autres soient là pour nous ", conclut-elle avec conviction.