La manifestation des Flamands (NDLR : dimanche 27 septembre, des milliers de membres et de sympathisants du Vlaams Belang se sont réunis au Heysel, photo) nous rappelle un paradoxe urbanistique que la " capitale " de l'Europe subi depuis un demi-siècle : le ring n'appartient pas à Bruxelles ! Il se trouve qu...

La manifestation des Flamands (NDLR : dimanche 27 septembre, des milliers de membres et de sympathisants du Vlaams Belang se sont réunis au Heysel, photo) nous rappelle un paradoxe urbanistique que la " capitale " de l'Europe subi depuis un demi-siècle : le ring n'appartient pas à Bruxelles ! Il se trouve quasi entièrement dans une autre région et bientôt, fort possible, dans un autre pays : la Flandre. Imaginez le ring d'Anvers se trouvant aux Pays-Bas ou le périphérique parisien situé par exemple en Belgique... Cette absurdité urbanistique pèse lourdement sur la gestion équilibrée de Bruxelles-Capitale. D'abord, la capitale est coincée (pour toujours ?) dans ses limites de mini-Etat. Ensuite, elle est englobée dans un autre pays où on parle le néerlandais tandis que Bruxelles est internationale et francophone à 90 %. En conséquence, le transport routier autour de Bruxelles contribue particulièrement au développement économique de la Flandre. A l'inverse, le manque d'attache territoriale entre la capitale et la Wallonie participe à la paupérisation du sud du pays. Lorsque se pose le problème de localisation d'un nouveau stade de football à Bruxelles, on s'aperçoit qu'il sera implanté en Flandre. Lorsqu'on restructure les voies aériennes d'un aéroport soi-disant " national ", l'option de survol des quartiers les plus denses de Bruxelles est choisie pour éviter les communes flamandes en périphérie bruxelloise. [...] Alors, pour le ministre de l'(Im)mobilité, il est plus facile de se rabattre sur le vélo et la trottinette.